
La dernière fois que Panic! At The Disco est passé à Paris, ils étaient encore 4 et partageaient l’affiche avec, entre autres, Cobra Starship et Fall Out Boy. La dernière fois que Panic! At The Disco est passé à Paris, nous n’avions pas de place et nous avions passé une partie du concert devant la porte latérale de l’Olympia à essayer des bribes de musique. La loose intégrale, il était donc hors de question que nous refassions la même erreur cette fois ci!
Un cézame chacune en poche et roulez jeunesse vers La Cigale pour rejoindre le parterre de fans inconditionnels qui avait fait le déplacement pour écouter le groupe désormais formé par Brendon Urie et Spencer Smith.
Beaucoup moins scénarisé et stylisé que sur la tournée de Pretty Odd, le duo a misé cette fois ci sur la simplicité avec quelques effets de lumière et des costards bien taillés rien de plus. Un parti pris pour la musique qui a alors toute la latitude pour évoluer à sa guise. Et on apprécie grandement.
Quel plaisir de s’éclater sur « I write sins not tragedies » ou sur « Nine in the afternoon » même si le choix de la setlist nous laisse un peu dubitative. Car, quasiment, tous les meilleurs titres, ou en tout cas tous ceux qui filent vraiment la patate, sont enchainés les uns derrières les autres en début de show « Ready to go », « Mona Lisa », « Lying.. », « Camisado », « The only differnce.. » faisant un peu retombé le soufflé sur la fin. Mais bon, qu’importe, le groupe est fun. Brendon très souriant et plein d’auto dérision et le public est en pleine osmose musicale.
Beaucoup de titres du premier album et du dernier sont joués (il est vrai que Pretty Odd n’avait pas particulièrement reçu un accueil très chaleureux) ainsi que quelques covers et une b.o d’un film assez mauvais dixit les premiers intéressés! Un bel éventail des talents de nos musiciens de Las Vegas qui nous offrent un concert pour le moins punchy.
Et même si l’on ressort du concert sans voix et dégoulinante de sueur des pieds à la tête, on mettra un petit bémol au manque d’échange groupe/ public et surtout, surtout, un carton rouge pour le squeezage de l’intro en français de « Nearly witches » que nous attendions avec impatience. Car si Brendon ne parle certainement pas français nous si et cela aurait été énorme de pouvoir entamer ce couplet en choeur avec le millier de fans présents! Donc petite déception mais grande satisfaction d’avoir pu voir en live un des meilleurs groupes du moment!
Setlist : Ready to go – But it’s better if you do – Mona Lisa – Lying is the most fun a girl can have without taking her clothes off – Trade mistakes – Camisado – Hurricane – The only difference between martydom and suicide is press coverage – Let’s kill tonight – Always – Your body is a wondeland (John Mayer cover) – Nine in the afternoon – That green gentleman – Kiss with a fist – Memories – Panic (Smiths cover) – I write sins not tragedies – Rappel : Carry on my wayward son (Kansas cover) – Nearly witches