Véritable phénomène sur la toile, le clip de l’artiste Gotye vaut le détour.
Bien connu en Océanie, l’artiste australien arrive en France avec son troisième album, Making Mirrors, un petit bijou de pop-rock alternative. Sa vidéo pour son single, en duo avec la talentueuse Kimbra, totalise déjà plus de 55 millions de ‘vues’ sur YouTube.
A noter qu’il sera au Bataclan le 1er mars pour un concert unique.
Si aucun passage en France n’est prévu pour Kimbra, la chanteuse kiwi mérite qu’on s’intéresse à elle.
Découverte il y a deux ans grâce à son single « Settle Down », elle a sorti en août son premier album, Vows, qui est un superbe regroupement de chansons mariant pop, jazz, et musique électronique. A écouter absolument !
Vendredi dernier, le métal était à l’honneur au Bataclan, avec le concert de Mastodon.
La soirée commence par le rock ravageur de Red Fang venu de Portland, dans l’Oregon. Avec leur look de campagnards, ils viennent présenter leur deuxième album, Murder the Mountains, paru l’année dernière. Leur heavy metal est simple et puissant, et n’hésite pas à faire quelques incursions dans le blues.
Le chanteur et guitariste, Bryan Giles, partage entre deux morceaux ses aventures touristiques parisiennes avec humour, gagnant très vite l’appréciation du public déjà présent en masse.
Le temps d’un changement de plateau, et c’est au tour de Mastodon d’entrer dans l’arène qui affiche complet. On est d’abord rassuré de voir que Brent Hinds tient la forme, malgré un pied gauche fraichement plâtré. Pas de chaise en vue, il compte bien assurer le show sans l’altérer pour autant.
Débute l’introduction de « Dry Bone Valley » avant l’entrée en trombe de la batterie de Brann Dailor, prise entre deux murs d’amplis. Derrière lui, se dresse fièrement l’illustration d’AJ Fosik pour la pochette du dernier album, The Hunter.
On est tout de suite happé par la puissance des watts crachés par les enceintes. Sans argument, le groupe se lance dans un marathon de titres couvrant toute leur carrière. En effet, The Hunter n’étant pas un album concept, comme le reste de la discographie du quatuor; nous avons le droit à une setlist éclectique.
A la basse, Troy Sanders apporte un jeux moins statique qu’à l’accoutumé, circulant sur la scène et croisant le fer avec ses collègues. Les guitares crachent des riffs acérés par dessus les roulements tonitruants de batterie. On regrettera d’ailleurs un peu le mixage de cette dernière qui à tendance à masquer quelque peu les autres instruments. La virtuosité du groupe ne peut que laisser en admiration; les notes virevoltent dans une sorte de chaos mathématique précis. Le chant quant à lui n’est toujours pas la discipline la mieux maîtrisé par le quatuor. Cependant, on préféra se laisser porter par les ambiances envoutantes de « Sleeping Giant » ou « Aqua Dementia » qui viennent percuter l’auditeur tel un rouleau compresseur à plein régime.
Le concert se conclura par « Creature Lives » sur lesquel le groupe sera rejoint par les membres de Red Fang pour assurer les choeurs.
Encore une fois, Mastodon nous montre sa force grâce à un set épique. Si le quatuor n’atteint pas sur scène la perfection de ses albums, il ne nous en offre pas moins une bonne leçon de sludge metal, comme peu de groupe savent le faire. Il devrait repasser par nos contrées durant l’été, et on ne peut que vous recommander de ne pas les rater…
Setlist:
Dry Bone Valley / Black Tongue / Crystal Skull / I Am Ahab / Capillarian Crest / Colony of Birchmen / Megalodon / Thickening / Blasteroid / Sleeping Giant / Ghost of Karelia / All the Heavy Lifting / Spectrelight / Curl of the Burl / Bedazzled Fingernails / Circle of Cysquatch / Aqua Dementia / Crack the Skye / Where Strides the Behemoth / Iron Tusk / March of the Fire Ants / Blood and Thunder / Creature Lives
Si comme moi, vous êtes fan de la scène Hair Metal des années 80 (Mötley Crüe, Guns N’ Roses, Def Leppard, Van Halen, …), vous allez adorer Steel Panther.
A la manière de Spinal Tap, le groupe se moque de tous les clichés qui ont fait la légende du genre (prenez n’importe quelle page de la biographie The Dirt de Mötley Crüe pour vous faire une idée…) en les détournants au maximum.
Leur carrière débute au fameux club Hollywoodien, le Viper Room, avec un spectacle basé sur des reprises des plus grands titres de la période. Ils rencontrent un vif succès, et sont rejoint régulièrement sur scène par des invités prestigieux tels que Paul Stanley (Kiss), P!nk, Corey Taylor (Slipknot), Tom Morello, Avril Lavigne, ou Jerry Cantrell (Alice In Chains).
Avec des titres de chansons comme « It Won’t Suck Itself », « Eatin’ Ain’t Cheatin », « Just Like Tiger Woods », ou « 17 Girls in a Row » (pour ne pas donner ceux qui sont plus explicites), on comprend qu’on a affaire à un humour qui ne fait pas dans la demi-mesure.
Leur nouvel album, Balls Out, fait déjà sensation. Le premier single « If You Really, Really Love Me » est certes une sorte de version plus « radio friendly » de leur précédente chanson « Community Property« , mais leur humour potache fait déjà polémique, en particulier en France où le poster de leur concert au Bataclan le 25 mars vient d’être interdit d’affichage par la RATP. Espérons que ça ne leur portera pas trop préjudice…
Alors, enfilez votre jean slim, sortez la bombe de laque et le mascara, car Steel Panther part à la conquête de l’Europe !
Samedi dernier au Bataclan se tenait le concert de Kyuss Lives!, reformation du groupe mythique de Californie.
Après une première partie bien efficace, assurée par les norvégiens de Troy Torino, Kyuss Lives! entre en scène.
Derrière ce nom se cache le groupe de désert rock Kyuss, mené à leurs débuts par John Garcia, Josh Homme, Nick Oliveri, et Brant Bjork. À l’exception de Josh Homme, qui continue sa route désormais avec les Queens of the Stone Age, tout le line-up original est présent et bien en forme. La guitare est assurée par le nouveau venu, Bruno Fevery, du groupe belge Arsenal, qui se retrouve aujourd’hui à jouer aux côtés de ses idoles (adolescent, il faisait partie d’un « tribute band » de Kyuss).
Ça fait plus de quinze ans que le groupe s’était séparé mais leurs morceaux n’ont pas pris une ride. La chaleur qui règne dans la salle à beau être insoutenable, on retrouve avec plaisir les morceaux épiques du combo de Palm Desert, et certains n’hésite pas à pogoter dans la fosse. De « Thumb » à « One Inch Man », la plupart des morceaux mythiques sont passés en revue, majoritairement tirés de l’album Welcome to Sky Valley. Ceux qui vouent un culte à leur chef d’oeuvre de 1992, Blues for the Red Sun, ne seront pas déçus avec cinq titres joués dont l’excellent « 50 Million Year Trip (Downside Up) ».
Le chant de Garcia est toujours aussi puissant qu’à ses débuts et la section rythmique massive est totalement planante.
Le concert s’achèvera sur le fameux titre « Green Machine » avec son solo de basse, assuré par Oliveri, avant de laisser l’audience chercher une bouffée d’air hors de l’enceinte.
Cette formation de Kyuss porte bien son nom : Kyuss est bien en vie, et l’on espère qu’il vivra encore très longtemps !
Setlist: Spaceship Landing / Gardenia / Hurricane / Thumb / One Inch Man / Conan Troutman / Freedom Run / Asteroid / Supa Scoopa and Mighty Scoop / 50 Million Year Trip (Downside Up) / Odyssey / Whitewater / El Rodeo / 100° / Molten Universe / Green Machine
Probablement le plus grand groupe de stoner rock de tous les temps, Kyuss se produira au Bataclan de Paris le 25 juin !
Né dans le désert californien, Kyuss est l’un des pères fondateurs du mouvement stoner qui se développa au début des années 90. Avec quatre albums, ils ont révolutionné le rock et influencé de nombreux artistes tels que Monster Magnet, Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), ou encore Metallica.
Après une séparation en 1995, le guitariste du groupe, un certain Josh Homme, recruta quelques uns de ses anciens collègues pour former les Queens of the Stone Age, comme la suite évidente de Kyuss. Nick Oliveri, en plus d’assurer la basse pour QOTSA, rejoindra également les Dwarves et créera Mondo Generator, tandis que Brant Bjork jouera des baguettes pour Fu Manchu. Quant à John Garcia, il sera le leader des excellents Hermano.
Après quinze années d’absence, Kyuss remonte sur scène sous le nom Kyuss Lives! avec son line-up original (à l’exception de Josh Homme) pour une tournée européenne exceptionnelle.
Si vous aimez le gros son rock venu du désert, alors venez retrouver Garcia, Oliveri, Bjork, et le nouveau venu, Bruno Fevery, le samedi 25 juin au Bataclan !
Le Bataclan, un jeudi soir d’hiver.
Alors que le froid s’installe dans les rues de la capitale, le groupe electro-rock anglais, Klaxons, revient à Paris pour y donner un ultime concert dans le cadre de la promotion de leur dernier album « Surfing the Void ».
La salle commence à peine à se remplir lorsque débarque sur scène les trois anglais voilés de Is Tropical, formation electro-rock signée sur le label parisien Kitsuné.
Ouvrant sur l’instrumental « Tan Man », le groupe nous met déjà dans l’ambiance avec ses rythmiques électroniques calibrées pour les clubs et ses guitares rock acérées. Ils continuent ensuite sur des titres avec paroles. Malheureusement, les masques qui couvrent leur bouche voilent un peu les articulations rendant les textes difficiles à comprendre. Mais de toute façon, c’est la musique qui prime recevant d’ailleurs un accueil du publique de plus en plus chaleureux au fil des morceaux.
Après huit titres et un set de près de trente minutes, les lumières se rallument pour découvrir une salle bondée prête à entendre la tête d’affiche de la soirée.
Vers 21h, la salle est plongée dans le noir tandis que retentit un air symphonique. Les quatre Klaxons débarquent alors sur scène accompagnés d’une cinquième personne aux claviers et entament « Atlantis to Interzone », titre tiré de leur premier album.
Nettement plus rock qu’en disque, les trois premiers morceaux du concert pourraient être qualifiés de « punk ». Les voix ne sont pas toujours justes mais le combo déborde d’énergie et la basse saturée de Jamie Reynolds nous ferait même penser à celle de Lemmy Kilmister de Motörhead. Dans la fosse, le publique chante et saute dans tous les sens en tapant des mains en rythme.
Avec « As Above So Below » et ses claviers rappelant MGMT, le groupe retrouve un peu plus de structure et prouve qu’il est capable de rendre sur scène les harmonies que l’on entend sur les albums. La suite du concert se fera dans la même lignée, les nouvelles chansons égalant les anciennes. Le groupe mélange avec aisance et intelligence l’agressivité électronique de The Prodigy et Hadouken! avec la sophistication pop d’MGMT. On ne pourra s’empêcher cependant de penser à New Model Army lorsque résonne dans la salle le riff de « Cypherseed ».
Le groupe revient pour un rappel de deux titres et le concert se conclut sur le fameux « It’s Not Over Yet ».
Les Klaxons arrivent toujours à nous faire danser avec leur morceaux imparables et leur prestation scénique survoltée. Le publique français le leur rend bien ne se lassant pas de les voir en ayant à nouveau répondu présent ce soir au Bataclan.
Baptême du feu sous forme de pochette remplie de papillotes de Noël pour mon premier concert des Gush lundi soir au Bataclan. Mais pourquoi cette comparaison pour le moins incongrue me direz vous? Tout simplement parce que ce concert était plein de surprises étonnantes, chaque chanson comme un petit bonbon apportant son lot de nouveauté et de jeux de scènes inattendus.
Le tout commence avec une papillote aux couleurs du passé, une papillote intemporelle qui a figé le temps sur ces quatre musiciens. Des styles, des allures, des coupes de cheveux très seventies pour un son pop rock folk pourtant très actuel.
Puis j’ai mangé tout un tas de bonbons à l’orange sur l’ensoleillé « Dance on », un chocolat épice sur le rock’n'roll « Blow Frankie » et un bonbon mentholé sur le rafraichissant « No way ».
Puis j’ai attrapé une papillote rose avec un coeur fondant d’émotion sur le titre dédicacé à leur grand père « In the sun » et débordant d’amour avec « Jeg digger deg».
Ensuite, le temps était venu de passer aux choses sérieuses avec une papillote rouge, incandescente et très hot avec le sexy « P.Nis » et son monologue sur l’amour baroque et la solitude (pas besoin de vous faire un dessin hein? ) et l’hyper inflammable titre « Let’s burn again » dont je ne me lasse décidément pas.
Puis, pour me donner un petit coup de fouet, j’ai mangé quelques chocolats Armagnac avec les punchy « You really got style » et « Vondelpark », hummmm délicieux.
Et pour finir j’avais envie de bonbon plus tendre, plus doux et qui fond dans la bouche avec l’intimiste, et joué sans micro, « Jealousy ». Ahhh, extase!
Gush, un groupe papillotes de Noël, un groupe surprenant qui se mélange et casse les codes des groupes classiques. Pas de leader, une formation scénique qui met tout le monde au même niveau, des chanteurs qui s’alternent et une ambiance très bon enfant.
Des concerts pochettes surprises comme celui là, j’en veux bien tous les jours!
Crédit photo : Laurent Géhant
Setlist : The big wheel / Dance on / No way / Jeg Digger Deg / Dragster cowboy / My favorite song / Back home / Blow Frankie / Remedy / In the sun / P.Nis / Let’s burn again / You really got style / Vondelpark / Inside / Jealousy
Le groupe Nantais Pony Pony Run Run était au Bataclan pour l’un de ces deux concerts parisiens et nous étions très impatientes de voir l’un des groupes les plus en vogue du moment.
Le temps d’une soirée la mythique salle du Bataclan s’est transformé en véritable dancefloor. Accaparé par une grande majorité de filles, on peut vous dire que ça a bougé, vibré et jumpé dans la fosse tout comme sur le balcon.
Il faut dire que les trois petits gars ont vraiment donné leur maximum! Et ca a chauffé comme dans une baraque à frites en plein été! Avec un cocktail détonnant de pop, d’électro et de rock, les PPRR ont fait crisser les tongs des parisiens venus en masse. L’ambiance a vraiment atteint son paroxysme dès les premiers accords du tubissime « Hey you ». Après ça difficile de faire mieux et c’est à regret qu’on les laisse quitter la scène sous un tonnerre d’applaudissements ! On en aurait bien repris un petit peu…
Si malheureusement vous n’étiez pas parmi les petits chanceux, le groupe est en tournée dans toute la france cet été et reviendra à Paris en novembre. Checker toutes leurs dates sur leur myspace.
Ils étaient attendus comme le messie depuis le temps qu’ils n’avaient pas foulé le sol de notre bonne vieille capitale, les Lostprophets ont inondé la salle du Bataclan de leur rock furieux et rageur. Un véritable raz de marée qui a transporté « A town called hypocrisy », bousculé « Burn, burn, burn », noyé «Last Summer » et fait chaviré « Where we belong » un public archi conquis et déchainé. Tout le monde a terminé le concert complétement subjugué et trempé par ce tsunami du rock! Prochain avis de tempête automne 2010!