Catégorie ‘7 – Photos’

Snow Patrol @ Le Zenith

Posté le 8 mars 2012 par Fuckin Princess

snow patrol

 

Steph, notre photographe de choc et de charme, a eu la très dure mission de nous ramener des photos et ses impressions sur le concert des Snow Patrol (et oui on est un peu jalouse faut le dire). Voici son live report!

Hier se tenait au Zénith de paris le concert tant attendu de Snow Patrol, pour le dernier show de leur tournée européenne.

 

Le concert débute à 20h avec Ram’s Pocket Radio, qui nous met directement dans l’ambiance avec ses morceaux rock. Le set dure 30 min et le public semble apprécié.

 

A 21h, le public trépigne d’impatience quand le groupe monte enfin sur scène, on peut lire sur les pancartes « ENFIN de retour à Paris » et le show débute avec « I’ll never let go ».

 

Le groupe partage énormément avec le public (entre autre grâce à des images projetées sur des écrans au fond de la scène), on y apprend d’ailleurs que « Garden Rules » est le morceau préféré du nouvel album de Gary Lightbody.

 

Puis, de véritables cris de joie lors du titre « Chasing Cars », chanson qui fait toujours son effet que ce soit niveau émotionnel ou intensité musical. Même, le public en gradin est debout et le restera jusqu’à la fin du show. Les gens, chantent, dansent, sautent … Il y a une ambiance particulière, un zénith qui a le sourire.

 

Une demoiselle dont c’est l’anniversaire réclame un Kiss, en échange Gary lui dédicacera « Open your Eyes ».
Les titres sont repris en cœur par le public, tel que « Called out in the Dark » ou « Just Say Yes » qui clôturent le show.
Ce fut un très bon concert, et j’osai le dire, le concert qu’il ne fallait pas manquer !!!

 

Setlist : I’ll never let go – Take back the city – Hands open – This isn’t everything you are – Run – Crack the shutters – In the end – Set the fire – Garden Rules – Shut your eyes- Chasing cars – Chocolte – Called out in the dark – Fallen Empires – You’re all I have Rappel : Lifening – Open your eyes – Just say yes

 
Crédit photo : Stéph Vanou
 

Le duo Sleigh Bells débarque à Paris pour présenter son deuxième album, Reign of Terror, que je vous recommandais chaudement ici. C’est dans la Machine du Moulin Rouge qu’il enverra son electro-rock noisy, accompagné en première partie de la nouvelle bombe britannique, Charli XCX.

 

Avec moins de 20 bougies, la ravissante Charlotte Aitchinson, alias Charli XCX, entre en scène accompagnée d’un claviériste, et d’un percussioniste. Elle envoie sa pop, sombre et dansante, avec vigueur. Les mélodies sont imparables, comme son énergie débordante. Venant s’inscrire dans la lignée de Ladyhawke (on retrouve d’ailleurs quelques similitudes dans sa tessiture vocale), elle se déhanche sur scène en jouant avec le public, pendant que ses camarades jouent des machines. Les singles « Stay Away », et surtout « Nuclear Seasons », seront assurément des incontournables de 2012, et laissent promettre un bel avenir à son album qui devrait paraître prochainement.
 
C’est ensuite au tour de Sleigh Bells de s’emparer de la scène. Le duo de Brooklyn entre dans un fracas électronique, accompagné d’un guitariste supplémentaire. Si le son rencontre quelques problèmes sur les premiers titres, la dynamique du groupe se montre efficace dès la première seconde. Derek Miller croise sa guitare Jackson avec son camarade tandis que Alexis Krauss, elle, se déchaine avec jovialité sur la déferlante sonique crachée par un mur d’amplis Marshall.

La musique résonne et éclate comme des explosions. La fosse s’agite. La charmante Alexis vient y chanter une des chansons en plein milieu des spectateurs. C’est presque dans leur intégralité que les deux albums sont interprétés. L’énergie et la tension ne baissent pas d’un cran du début jusqu’à la fin.
 
Pour ce concert, Sleigh Bells nous aura offert une excellente prestations, débordante d’énergie punk. On retiendra également de la soirée le talent de Charli XCX, dont on attends le premier album avec impatience.

 

Setlist : True Shred Guitar / Born to Lose / Riot Rhythm / A/B Machines / Kids / End of the Line / Comeback Kid / Tell ‘Em / Leader of the Pack / Straight A’s / Treats / Infinity Guitars / Rill Rill / Demons / Crown on the Ground


Crédit photos : Stephanie Vanou

Gotye @ Bataclan

Posté le 4 mars 2012 par Ben

Après un concert à la Maroquinerie en novembre, l’artiste australien Gotye était de retour à Paris pour faire vibrer le Bataclan avec sa pop énergique.
 
Entouré de ses claviers, percussions, et gadgets électroniques, comme le fantôme dans les tréfonds du Paradise, il entame son set par l’entraînant « Eyes Wide Open ». De son « cockpit », il échange des regards complices avec ses musiciens. Ceux-ci passent d’un instrument à l’autre pour coller à l’univers unique de chaque morceaux. En effet, la musique de Gotye ne se formate pas un style particulier; on retrouve autant d’influences tribales, électronique, reggae, ou pop-rock. Le nouveau single, « Easy Way Out », en est l’exemple. Il joue sur la dynamique entre les couplets et les refrains, avec un riff de guitare gras et saturé.

Derrière le groupe, des projections viennent illustrer chaque chanson. Les séquences animés, variants entre le numérique et le dessin traditionnel, développent avec qualité l’univers de l’artiste.

Après le dub envoutant « Don’t Worry, We’ll Be Watching You », vient le moment attendu par la majorité du publique : l’interpretation du tube « Somebody That I Used To Know ».

La charmante Kimbra étant retournée en Nouvelle-Zélande après le concert londonien, Gotye demande à l’audience de l’aider à chanter le morceau avec lui. C’est donc toute la salle qui se met à chanter à l’unisson la partie usuellement interprétée par la demoiselle. Le moment est unique et nous fait quelque peu oublier qu’on aurait bien aimer que la chanteuse kiwi assure la première partie du concert français.

Gotye et son groupe finissent par l’excellent « Bronte », tout en subtilité et tensions mélodiques.

Ils reviendront pour un rappel dansant avec le très enjoué « In Your Light » et son riff à la manière de Dan Hartman, avant le Rythm and Blues vintage de « I Feel Better ». La salle en redemande, mais le concert s’achève malheureusement, laissant le publique sur sa fin.
 
Malgré la durée un peu courte du concert, Gotye a assuré un show vif et entrainant. Il propose une musique éclectique et efficace, sans en compromettre la qualité artistique. La mise en scène souligne avec mesure les thèmes des

 

Setlist: Eyes Wide Open / The Only Way / Easy Way Out / Smoke and Mirrors / State of the Art / Thanks for Your Time / Don’t Worry, We’ll Be Watching You / Somebody That I Used to Know / Save Me / Heart’s a Mess / Bronte / In Your Light / I Feel Better / Learnalilgivinanlovin

Dawes + Robert Ellis + Moss @ La Flèche d’Or

Posté le 1 mars 2012 par Ben

C’est un rock venu des plaines américaines qui résonnaient dans la salle parisienne, la Flèche d’Or, lundi dernier.
Le groupe californien, Dawes, venait y donner son premier concert en France, à l’occasion de la sortie de notre côté de l’Atlantique de son deuxième album, Nothing Is Wrong.
 
A l’heure de monter sur scène, seul le chanteur, Taylor Goldsmith, se présente. Il nous annonce que malheureusement les autres membres du groupe souffrent d’intoxication alimentaire, et ne pourront pas jouer ce soir. C’est donc seul, munis de sa guitare, qu’il donnera pour nous ce concert.
C’est un premier essai réussit ! Dès le premier titre, il arrive à nous transporter dans son Amérique, avec ses ballades bucoliques et inspirées. Entre une reprise du « Crazy as a Loon » de John Prine, et les titres originaux de Dawes, il séduit la salle en un rien de temps. Ses versions de « Moon in the Water » et « Little Bit of Everything » sont tout simplement superbes.
Après une poignée de morceaux, le tour manager vient s’entretenir avec Goldsmith pour l’informer que le reste du groupe veut tenter d’assurer la suite du concert à ses côtés. Griffin Goldsmith et Wylie Gelber, font donc leur apparition; seul le claviériste, Tay Strathairn, n’est pas en état de jouer.
Ils entament la deuxième partie du set avec le très ‘Tom Petty-esque’ « If I Wanted Someone ». Malgré leur état, le groupe assure une section rythmique et des harmonies vocales impeccables. Le batteur nous gratifiera même de quelques ‘fill-in’ bien sentis, et leur première partie, Robert Ellis, viendra les rejoindre au piano sur un des titres. Si « Time Spent in Los Angeles », est le morceau qui caracole actuellement dans les charts US, c’est « When My Time Comes », single issu de leur précédent album, qui rencontrera le plus de succès auprès de l’audience. Le publique reprenant en choeur le refrain avec Goldsmith.

 

Pour leur premier concert dans l’hexagone, le groupe californiens a surmonté les imprévus pour nous offrir un set d’une grande qualité. Les chansons sont d’une richesse mélodique et émotionnelle séduisante. On ne peut que se laisser porter par la musique des Dawes, en se disant qu’il n’y a « rien de mauvais ».

Crédit photos: Djaafar

The Sounds @ La Maroquinerie

Posté le 9 février 2012 par Ben

Après un concert, il y a quelques années, en première partie des Fall Out Boy, devant un publique déconcerté, The Sounds est finalement de retour à Paris.
 
Dans l’hiver glaciale, les fans n’ont pas manqué à l’appel ! La Maroquinerie est quasiment pleine pour accueillir cette soirée sous le signe de le pop.
C’est d’abord le duo californien, The Limousines, qui ouvre le bal avec leur electro-rock catchy. Comme une version « 21ème siècle » des Bungles, Eric Victorino (chant) balance ses textes sur les excès de la modernisation, comme le reflète le single « Internet Killed The Video Star ». Le multi-instrumentalist, Giovanni Giusti, est quant à lui penché sur ses machines et ses percussions. Derrière eux, des colonnes rétro-éclairées viennent donner un effet « clubbing » à l’ensemble. On se croirait plus en effet dans un épisode de la série 90210 que dans une salle de concert parisienne. Les titres « Very Busy People » et « Scrapbook » sont très efficaces, et la reprise du fameux « You Can Call Me Al » de Paul Simon fait plaisir à entendre même si elle ne vaut pas l’originale.
 
Le temps du changement de plateau, le duo de DJ américain Kids At The Bar assure la transition en prolongeant l’ambiance « club », de quoi réchauffer la foule par la danse… Le publique se fait de plus en plus nombreux dans la salle, prêt à accueillir la tête d’affiche de la soirée.
 
À 21h, les suédois tant attendus font leur entrée sur scène. La salle est surevoltée.

Le groupe débute avec « It’s So Easy », du nouvel album Something To Die For. Avec un tournant beaucoup plus dancefloor que sur leurs précédents efforts, le rock pop du quintet reste accrocheur et énergique, comme s’il était calibré pour les ‘college radio’ américaines. Même s’il a changé quelque peu d’orientation, plus en accord avec l’air du temps, il n’oublie pas de satisfaire les fas de la première heure avec une vaste sélection de titres issus des deux excellents premiers albums, comme le fameux « Living In America ».

La foule est électrique alors que Maja Ivarsson se déchaine, perchée sur ses talons hauts. Elle ira même jusqu’à flirter avec un des spectateurs !

La section rythmique est particulièrement solide, permettant à Félix Rodríguez (guitare) et Jesper Anderberg (piano, synthétiseurs) de jouer les poseurs. Le set est rudement bien mené, sans aucun temps mort, et le publique n’en part pas une miette.

S’il reste encore au groupe à composer quelques chef-d’oeuvre pour devenir le nouveau Blondie, il ne leur manque certainement pas le talent scénique. Pendant près d’une heure et demi, autant la salle que nos cinq suédois se sont déchainés.

Après l’excitation du concert, on rentre sous la neige avec le sourire aux lèvres, tant on s’est amusé.
 
The Sounds mériterait à être plus reconnu en France. Ils ont depuis longtemps séduit les Etats-Unis, l’Angleterre, et leur Suède natale où ils se produisent dans de grandes salles, mais rencontrent toujours des difficultés à se faire connaître ici. Souhaitons leur que le bouche à oreille fonctionne, et qu’une nouvelle base de fan se forme dans l’hexagone.
 
Setlist: It’s So Easy / Dance with the Devil / Seven Days a Week / The No No Song / Something to Die For / Song with a Mission / Better Off Dead / Night After Night / Painted by Numbers / Queen of Apology / No One Sleeps When I’m Awake / Yeah Yeah Yeah / Living in America / Dorchester Hotel / Tony the Beat / Hope You’re Happy Now

Crédit photos : Stephanie Vanou

Friends @ La Flèche d’Or

Posté le 3 février 2012 par Ben

Mercredi soir, les hipsters parisiens se sont emparés de la Flèche d’Or pour assister à la soirée organisée par Cooperative Music.
 
Après Fleet Foxes, The Head & The Heart, ou encore The Rascals, c’est au tour de la nouvelle sensation venue de Brooklyn, Friends, de faire son premier concert français dans l’ancienne gare de Charonne.
 
Après une première partie médiocre, assurée par le quartet londonien Theme Park, c’est au tour de Friends de prendre la main et de nous faire vibrer avec leur mélodies dansantes et originales. Le son est superbement mixé, dominé par les lignes de basse envoutantes. Même si l’énergie des versions studio n’est pas toujours au rendez-vous, les compositions restent ultra-efficaces et captivantes.
 
La musique accrocheuse de Friends possède les claviers planants de Chairlift, et le groove implacable de TLC. La découverte des nouveaux titres ne fait qu’attiser notre enthousiasme pour l’album, qui s’annonce comme l’une des sorties incontournables de l’année.
A la tête du groupe, se trouve la maîtresse de cérémonie, Samantha Urbani, vêtue d’une robe à paillette et d’un fez. Entre les chansons, elle discute sans complexe avec l’audience, proposant de tatouer les spectateurs qui le souhaitent, et invitant un jeune homme à enlever son t-shirt en échange de son couvre-chef.
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A ses côtés, la multi-instrumentaliste, Lesley Hann, lance des lignes de basse entrainantes et dynamiques. Derrière elles, les trois hommes du groupe, lookés  comme des caricatures de rebelles des ghetto new-yorkais dans les années 80, assurent une section rythmique efficace.
 
L’ambiance, dans la salle, est très dansante et bonne enfant, malgré la retenue atypique des hipsters français qui hésitent à applaudir de peur de passer pour des gens trop ‘mainstream’. Cela n’entache en rien ependant la qualité du programme.
 
Pour leur premier concert dans l’hexagone, les Friends ont su se montrer à la hauteur des espérances. Il nous tarde déjà de les croiser à nouveau (probablement lors des festivals d’été)…
 


Credit photos : Fabio

Amos Lee @ La Cigale – Live Report

Posté le 28 janvier 2012 par Fuckin Princess

Jeudi dernier. La Cigale. Amos Lee et moi (et quelques centaines de spectateurs) avions rendez vous pour un concert très cooool.
 
Avec en permière partie, les conviviaux Punch Borthers qui nous ont régalés de leur bluegrass aussi bien joyeuse, mélodique, roots que contemporraine. La bande des 4 qui a su facilement se mettre le public dans la poche a même eu le droit de faire un rappel! Fait assez rare voir exceptionnel pour un groupe d’ouverture.
 
C’est ensuite en toute simplicité que le chanteur, en chemise de cowboy, fait son entrée en scène, une simplicité qui sera le mettre mot de cette soirée. Un homme, une guitare et d’excellents zikos et choristes, et la musique au choeur de tout. Amos Lee enchaine les titres dans une atmosphère de pure détente. Des morceaux efficaces et peacefull “El camino”, “Better tell the truth”, “Cup of Sorrow” ou encore “Behind me now”. De jolies ballades love dont la plus jolie est sans aucun doute “Flowers”. Quelques tubes aussi “Keep it loose…”, “Soul suckers”, “Colors” ou “Arms of a woman”. Et même une cover de Beck “The golden age”.
 
Dans cette ambiance détendue, l’homme se laisse finalement aller à la confidence. Il nous parle de sa mère, de sa ville et de certains moments de sa vie de manière touchante puis de manière plus profonde et peut être plus personnelle en chanson comme sur “Street corner preacher” ou “Violin”.
 
Le concert se termine sur “Night train”, un morceau empreint de mélancolie et terriblement nocturne qui conclut avec brio ce set de musique de folk-country “vintage”.

Un petit moment savoureux et délicat! Amateur de zik à l’américaine, Amos Lee est indéniablement fait pour vous!

 

Info bonus : retrouvez ma critique de son dernier album “Mission Bell” bientôt en ligne!.

 

Tracklist : El Camino – Supply & Demand – Truth – Careless – Cup of Sorrow – Kee it Loose, Keep it tight – Violin – Flowers – The Golden Age (Beck Cover) – Soul Suckers – Colors – Behind me now – Street Corner Preacher – Low Down Life – Windows are all Rolled Down – Arms of a Woman – Rappel : Night Train

 


 

Kylesa + Circle Takes The Square + KEN mode @ Glazart

Posté le 17 janvier 2012 par Ben

Dimanche soir, malgré le froid hivernal qui s’abat sur la capitale, de nombreux adeptes de métal se sont donnés rendez-vous au Glazart pour les concerts de trois artistes venus d’Outre-Atlantique… et le déplacement en valait vraiment la peine !
 
Tout débute par une bonne surprise : KEN mode, groupe de hardcore sorti tout droit de Winnipeg, au Canada, s’avère excellent. Le trio envoie une déferlante sonique sur scène qui séduit tout de suite le publique. Jesse Matthewson (chant, guitare) semble être en transe, crachant ses poumons dans le microphone, et torturant sa guitare. Les amplis Orange, empilées les uns sur les autres, projettent des ondes aiguisés par dessus le martèlement de la batterie.
L’ensemble se calme avec un titre musicale rappelant Pelican, avant de finir dans une énergie punk débordante.
Venu présenter son nouvel album, Venerable, KEN mode aura été la découverte de la soirée.
 
Viennent ensuite leur compatriotes de Circle Takes The Square. Le groupe de screamo connait un certain succès depuis son premier album en 2004. Huit ans plus tard, on les retrouve ici pour la promotion de leur nouvel EP, Rites of Initiation, qui marque le premier chapitre du futur album qui promet d’être épique : Decompositions, Volume I.
Après un début qui manquait un peu de conviction, le groupe prend son rythme de croisière avec des compositions au structures progressives. N’étant pas un grand fan du genre, je dois reconnaître que les changements multiples de riffs toutes les trente secondes n’ont pas réussi à captiver mon attention. Cependant, le chanteur/guitariste, avec ses faux airs de Daniel Radcliff, si celui-ci était devenu un metalhead, communique assez avec le publique; et le trio semble fort sympathique, parvenant finalement à conquérir l’audience.
 
Enfin, arrive le groupe tant attendu : Kylesa. Venu de Georgie, le berceau de la nouvelle scene sludge metal, le groupe est ce qui est arrivé de mieux au genre depuis Mastodon. Le quintet développe un rock massif mélangeant aussi bien le punk, le psychédélisme, ou le heavy metal.
Philip Cope (chant, guitare) ouvre le set avec son theremin avant d’être rejoint par ses camarades. La puissance massive dégagée est impressionnante. Tandis que Cope hurle ses textes, la séduisante Laura Pleasants verse ses riffs en tapping. La section rythmique résonne comme une charge de l’armée des ténèbres, appuyé par la basse torturée d’ Eric Hernandez.
De « Unknown Awareness » à « Cheating Synergy », en passant par « Don’t Look Back », les compositions enveloppent l’audience dans une sorte de transe où certains se mettent à pogoter dans tous les sens, tandis que les autres hoches de la tête violemment. Kylesa, tel une tornade, emporte la salle dans sa spirale électrique pour laisser l’auditeur sens dessus-dessous et comblé.
 
Les personnes ayant fait le déplacement ce dimanche ne regretteront par leur venue. Les prestations de la soirée étaient captivantes. Kylesa a confirmé sa place d’artiste incontournable de la scène métal, alors jetez vous sur leur dernier album, Spiral Shadow, et courez les voir en concert s’ils passent près de chez vous !
 


Crédit Photos : Bruno

The Boxer Rebellion @ La Maroquinerie

Posté le 19 décembre 2011 par Fuckin Princess

The Boxer Rebellion

 

La Maroquinerie se remplit peu à peu et c’est avec une salle à moitié pleine que le concert débute à 20h comme prévu avec en 1ère partie STAL. 3 jeunes français, musique trop électro pour être à mon goût, applaudissement timide du public. Une set-List habituelle de 8-9 titres.

 

Le temps de changer le plateau et à 21H s’installe The Boxer Rebellion. C’est sur le 2ème titre que le public se réveille et l’ambiance ne cessera de monter.
Le groupe alternera des titres qui ont fait danser la Maroquinerie comme « Flashing », ou des morceaux plus doux avec « Locked in the Basement », dans un silence religieux.

 

A tour de rôle Nathan Nicholson et Todd Howe lève leur bière à notre santé, avant de quitter la scène pour un rappel qui débuta avec « Enjoy the silence  » de Depeche Mode (Nathan étant venu accompagné de son ipad déposé à ses pieds, je suppose pour les paroles). Le public les accompagnant sur titre.
La fin du concert est proche, Nathan invite le public à venir les saluer à la fin du show et nous souhaite un joyeux Noël avant de terminer sur « The Gospel of Goro », le groupe se rassemblant autour du batteur pour la partie instrumentale.

 

Un show de 1h30 qui est passé très vite. Le groupe avait l’air heureux d’être là et semblait très à l’aise. En résumé : une ambiance chaleureuse et un public conquis, bref un concert plutôt réussit!

 

Setlist : Step out the car – Semi Automatic – Absentee – Flashing red light means go – Locked in the basement – Caught by the light – Cause for alarm – Spitting fire – Runner – Evacuate – If you run – These walls are thin – Doubt – Flight – No harm – Enjoy the silence – The gospel of Goro Adachi

 


 
Crédit photo : Stéphanie Vanou

K’s Choice @ La Cigale

Posté le 14 décembre 2011 par Ben

Le groupe belge, K’s Choice a donné rendez-vous à ces fans français pour une date unique à La Cigale de Paris.
 
C’est seuls accompagnés du pianiste Reinout Swinnen, que Gerth et Sarah Bettens s’emparent de la scène pour un concert intégralement acoustique. Dans une ambiance intimiste, le groupe va nous offrir un set éclectique, mélangeant titres personnels et reprises. La sélection faite par le groupe, si elle n’inclut pas certains des titres les plus populaires (« Not An Addict », « Everything For Free »), se révèle pertinente pour la configuration de la soirée.

On se retrouve comme si on campait avec le groupe au coin du feu. Le trio ouvre sur des titres issus de Echo Mountain, avant de nous conduire vers des territoires encore plus familier avec des titres issus de leurs disques pre-hiatus.

Sarah s’adresse au publique dans la langue de Molière avec aisance et nous annonce la sortie d’un album acoustique, Little Echoes, contenant des versions ré-arrangées, des nouvelles compositions, et des reprises. C’est ensuite avec le fameux « I’m So Excited » des Pointer Sisters qu’elle fait vibrer la foule, réussissant à en conserver le groove par delà l’épuration. On retrouvera également des titres de Radiohead, Split Enz, et une très belle interprétation du « Cannonball » de Damien Rice. Gert prendra le micro pour interpréter « River To The Moon » de son projet solo.

Le groupe touchera la grâce avec la magnifique « If You’re Not Scared » et ses voix mélangées par dessus le riff oriental.
 
K’s Choice nous a offert près de deux heures de concert d’une qualité qu’on est habitué à retrouver chez eux. Leur sympathie et la redécouverte de leur catalogue en version minimaliste en faisait une soirée à ne pas manquer. On espère qu’il repasserons très vite par l’hexagone pour nous faire profiter de leur musique à nouveau.
 
Setlist:
Killing Dragons / Echo Mountain / 16 / Quiet Little Place / Come Live The Life / I Wanna Get Lost / Sister / Someone Just Like You / I’m So Excited (The Pointer Sisters cover) / Now Is Mine / I Will Carry You / (new song) / Cannonball (Damien Rice cover) / If This Isn’t Right / No Surprises (Radiohead cover) / River To The Moon / If You’re Not Scared / Message To My Girl (Neil Finn cover) / Better Than You / Let It Grow / My Heart


Crédit Photos : Stéphanie Vanou