Catégorie ‘7 – Photos’

Friends @ La Flèche d’Or

Posté le 3 février 2012 par Ben

Mercredi soir, les hipsters parisiens se sont emparés de la Flèche d’Or pour assister à la soirée organisée par Cooperative Music.

Après Fleet Foxes, The Head & The Heart, ou encore The Rascals, c’est au tour de la nouvelle sensation venue de Brooklyn, Friends, de faire son premier concert français dans l’ancienne gare de Charonne.
 
Après une première partie médiocre, assurée par le quartet londonien Theme Park, c’est au tour de Friends de prendre la main et de nous faire vibrer avec leur mélodies dansantes et originales. Le son est superbement mixé, dominé par les lignes de basse envoutantes. Même si l’énergie des versions studio n’est pas toujours au rendez-vous, les compositions restent ultra-efficaces et captivantes.

La musique accrocheuse de Friends possède les claviers planants de Chairlift, et le groove implacable de TLC. La découverte des nouveaux titres ne fait qu’attiser notre enthousiasme pour l’album, qui s’annonce comme l’une des sorties incontournables de l’année.
A la tête du groupe, se trouve la maîtresse de cérémonie, Samantha Urbani, vêtue d’une robe à paillette et d’un fez. Entre les chansons, elle discute sans complexe avec l’audience, proposant de tatouer les spectateurs qui le souhaitent, et invitant un jeune homme à enlever son t-shirt en échange de son couvre-chef.

A ses côtés, la multi-instrumentaliste, Lesley Hann, lance des lignes de basse entrainantes et dynamiques. Derrière elles, les trois hommes du groupe, lookés  comme des caricatures de rebelles des ghetto new-yorkais dans les années 80, assurent une section rythmique efficace.

L’ambiance, dans la salle, est très dansante et bonne enfant, malgré la retenue atypique des hipsters français qui hésitent à applaudir de peur de passer pour des gens trop ‘mainstream’. Cela n’entache en rien ependant la qualité du programme.
 
Pour leur premier concert dans l’hexagone, les Friends ont su se montrer à la hauteur des espérances. Il nous tarde déjà de les croiser à nouveau (probablement lors des festivals d’été)…
 


Credit photos : Fabio

Amos Lee @ La Cigale – Live Report

Posté le 28 janvier 2012 par Fuckin Princess

Jeudi dernier. La Cigale. Amos Lee et moi (et quelques centaines de spectateurs) avions rendez vous pour un concert très cooool.
 
Avec en permière partie, les conviviaux Punch Borthers qui nous ont régalés de leur bluegrass aussi bien joyeuse, mélodique, roots que contemporraine. La bande des 4 qui a su facilement se mettre le public dans la poche a même eu le droit de faire un rappel! Fait assez rare voir exceptionnel pour un groupe d’ouverture.
 
C’est ensuite en toute simplicité que le chanteur, en chemise de cowboy, fait son entrée en scène, une simplicité qui sera le mettre mot de cette soirée. Un homme, une guitare et d’excellents zikos et choristes, et la musique au choeur de tout. Amos Lee enchaine les titres dans une atmosphère de pure détente. Des morceaux efficaces et peacefull “El camino”, “Better tell the truth”, “Cup of Sorrow” ou encore “Behind me now”. De jolies ballades love dont la plus jolie est sans aucun doute “Flowers”. Quelques tubes aussi “Keep it loose…”, “Soul suckers”, “Colors” ou “Arms of a woman”. Et même une cover de Beck “The golden age”.
 
Dans cette ambiance détendue, l’homme se laisse finalement aller à la confidence. Il nous parle de sa mère, de sa ville et de certains moments de sa vie de manière touchante puis de manière plus profonde et peut être plus personnelle en chanson comme sur “Street corner preacher” ou “Violin”.
 
Le concert se termine sur “Night train”, un morceau empreint de mélancolie et terriblement nocturne qui conclut avec brio ce set de musique de folk-country “vintage”.

Un petit moment savoureux et délicat! Amateur de zik à l’américaine, Amos Lee est indéniablement fait pour vous!

 

Info bonus : retrouvez ma critique de son dernier album “Mission Bell” bientôt en ligne!.

 

Tracklist : El Camino – Supply & Demand – Truth – Careless – Cup of Sorrow – Kee it Loose, Keep it tight – Violin – Flowers – The Golden Age (Beck Cover) – Soul Suckers – Colors – Behind me now – Street Corner Preacher – Low Down Life – Windows are all Rolled Down – Arms of a Woman – Rappel : Night Train

 


 

Kylesa + Circle Takes The Square + KEN mode @ Glazart

Posté le 17 janvier 2012 par Ben

Dimanche soir, malgré le froid hivernal qui s’abat sur la capitale, de nombreux adeptes de métal se sont donnés rendez-vous au Glazart pour les concerts de trois artistes venus d’Outre-Atlantique… et le déplacement en valait vraiment la peine !
 
Tout débute par une bonne surprise : KEN mode, groupe de hardcore sorti tout droit de Winnipeg, au Canada, s’avère excellent. Le trio envoie une déferlante sonique sur scène qui séduit tout de suite le publique. Jesse Matthewson (chant, guitare) semble être en transe, crachant ses poumons dans le microphone, et torturant sa guitare. Les amplis Orange, empilées les uns sur les autres, projettent des ondes aiguisés par dessus le martèlement de la batterie.
L’ensemble se calme avec un titre musicale rappelant Pelican, avant de finir dans une énergie punk débordante.
Venu présenter son nouvel album, Venerable, KEN mode aura été la découverte de la soirée.
 
Viennent ensuite leur compatriotes de Circle Takes The Square. Le groupe de screamo connait un certain succès depuis son premier album en 2004. Huit ans plus tard, on les retrouve ici pour la promotion de leur nouvel EP, Rites of Initiation, qui marque le premier chapitre du futur album qui promet d’être épique : Decompositions, Volume I.
Après un début qui manquait un peu de conviction, le groupe prend son rythme de croisière avec des compositions au structures progressives. N’étant pas un grand fan du genre, je dois reconnaître que les changements multiples de riffs toutes les trente secondes n’ont pas réussi à captiver mon attention. Cependant, le chanteur/guitariste, avec ses faux airs de Daniel Radcliff, si celui-ci était devenu un metalhead, communique assez avec le publique; et le trio semble fort sympathique, parvenant finalement à conquérir l’audience.
 
Enfin, arrive le groupe tant attendu : Kylesa. Venu de Georgie, le berceau de la nouvelle scene sludge metal, le groupe est ce qui est arrivé de mieux au genre depuis Mastodon. Le quintet développe un rock massif mélangeant aussi bien le punk, le psychédélisme, ou le heavy metal.
Philip Cope (chant, guitare) ouvre le set avec son theremin avant d’être rejoint par ses camarades. La puissance massive dégagée est impressionnante. Tandis que Cope hurle ses textes, la séduisante Laura Pleasants verse ses riffs en tapping. La section rythmique résonne comme une charge de l’armée des ténèbres, appuyé par la basse torturée d’ Eric Hernandez.
De « Unknown Awareness » à « Cheating Synergy », en passant par « Don’t Look Back », les compositions enveloppent l’audience dans une sorte de transe où certains se mettent à pogoter dans tous les sens, tandis que les autres hoches de la tête violemment. Kylesa, tel une tornade, emporte la salle dans sa spirale électrique pour laisser l’auditeur sens dessus-dessous et comblé.
 
Les personnes ayant fait le déplacement ce dimanche ne regretteront par leur venue. Les prestations de la soirée étaient captivantes. Kylesa a confirmé sa place d’artiste incontournable de la scène métal, alors jetez vous sur leur dernier album, Spiral Shadow, et courez les voir en concert s’ils passent près de chez vous !
 


Crédit Photos : Bruno

The Boxer Rebellion @ La Maroquinerie

Posté le 19 décembre 2011 par Fuckin Princess

The Boxer Rebellion

 

La Maroquinerie se remplit peu à peu et c’est avec une salle à moitié pleine que le concert débute à 20h comme prévu avec en 1ère partie STAL. 3 jeunes français, musique trop électro pour être à mon goût, applaudissement timide du public. Une set-List habituelle de 8-9 titres.

 

Le temps de changer le plateau et à 21H s’installe The Boxer Rebellion. C’est sur le 2ème titre que le public se réveille et l’ambiance ne cessera de monter.
Le groupe alternera des titres qui ont fait danser la Maroquinerie comme « Flashing », ou des morceaux plus doux avec « Locked in the Basement », dans un silence religieux.

 

A tour de rôle Nathan Nicholson et Todd Howe lève leur bière à notre santé, avant de quitter la scène pour un rappel qui débuta avec « Enjoy the silence  » de Depeche Mode (Nathan étant venu accompagné de son ipad déposé à ses pieds, je suppose pour les paroles). Le public les accompagnant sur titre.
La fin du concert est proche, Nathan invite le public à venir les saluer à la fin du show et nous souhaite un joyeux Noël avant de terminer sur « The Gospel of Goro », le groupe se rassemblant autour du batteur pour la partie instrumentale.

 

Un show de 1h30 qui est passé très vite. Le groupe avait l’air heureux d’être là et semblait très à l’aise. En résumé : une ambiance chaleureuse et un public conquis, bref un concert plutôt réussit!

 

Setlist : Step out the car – Semi Automatic – Absentee – Flashing red light means go – Locked in the basement – Caught by the light – Cause for alarm – Spitting fire – Runner – Evacuate – If you run – These walls are thin – Doubt – Flight – No harm – Enjoy the silence – The gospel of Goro Adachi

Crédit photo : Stéphanie Vanou

K’s Choice @ La Cigale

Posté le 14 décembre 2011 par Ben

Le groupe belge, K’s Choice a donné rendez-vous à ces fans français pour une date unique à La Cigale de Paris.
 
C’est seuls accompagnés du pianiste Reinout Swinnen, que Gerth et Sarah Bettens s’emparent de la scène pour un concert intégralement acoustique. Dans une ambiance intimiste, le groupe va nous offrir un set éclectique, mélangeant titres personnels et reprises. La sélection faite par le groupe, si elle n’inclut pas certains des titres les plus populaires (« Not An Addict », « Everything For Free »), se révèle pertinente pour la configuration de la soirée.

On se retrouve comme si on campait avec le groupe au coin du feu. Le trio ouvre sur des titres issus de Echo Mountain, avant de nous conduire vers des territoires encore plus familier avec des titres issus de leurs disques pre-hiatus.

Sarah s’adresse au publique dans la langue de Molière avec aisance et nous annonce la sortie d’un album acoustique, Little Echoes, contenant des versions ré-arrangées, des nouvelles compositions, et des reprises. C’est ensuite avec le fameux « I’m So Excited » des Pointer Sisters qu’elle fait vibrer la foule, réussissant à en conserver le groove par delà l’épuration. On retrouvera également des titres de Radiohead, Split Enz, et une très belle interprétation du « Cannonball » de Damien Rice. Gert prendra le micro pour interpréter « River To The Moon » de son projet solo.

Le groupe touchera la grâce avec la magnifique « If You’re Not Scared » et ses voix mélangées par dessus le riff oriental.
 
K’s Choice nous a offert près de deux heures de concert d’une qualité qu’on est habitué à retrouver chez eux. Leur sympathie et la redécouverte de leur catalogue en version minimaliste en faisait une soirée à ne pas manquer. On espère qu’il repasserons très vite par l’hexagone pour nous faire profiter de leur musique à nouveau.
 
Setlist:
Killing Dragons / Echo Mountain / 16 / Quiet Little Place / Come Live The Life / I Wanna Get Lost / Sister / Someone Just Like You / I’m So Excited (The Pointer Sisters cover) / Now Is Mine / I Will Carry You / (new song) / Cannonball (Damien Rice cover) / If This Isn’t Right / No Surprises (Radiohead cover) / River To The Moon / If You’re Not Scared / Message To My Girl (Neil Finn cover) / Better Than You / Let It Grow / My Heart


Crédit Photos : Stéphanie Vanou

Kids In Glass Houses @ Le Petit Bain (Bring the noise)

Posté le 5 décembre 2011 par Fuckin Princess

kids in glass houses le petit bain
 
La semaine dernière avait lieu au Petit Bain, une toute nouvelle salle de concert sur la Seine, l’une des soirées « Bring the noise » organisée par Oui FM. A l’affiche, Anathema, Lazywall mais surtout les gallois de Kids In Glass Houses dont nous suivons la carrière de très très près.
 
Nous avons pu écouter ce que donnaient en live les nouveaux titres de leur troisième album « In Gold Blood ». Une belle énergie se dégageait du groupe néanmoins, la programmation plutôt métal ne se prêtait pas vraiment au style musical des Kids qui reste malgré tout assez « pop rock » bien que l’on note une ambiance plus acérée et incisive sur leur dernier opus.
 
Résultat un public bien mollasson, un concert assez plat et des KIGH bien trop énervés bref une sauce qui n’arrivait pas vraiment à monter. Bien dommage mais grosse erreur de casting sur cette programmation !
 
Toutefois, nous avons eu droit à notre petit moment privilégié avec le groupe qui nous a offert une nouvelle fois une très jolie session acoustique de deux titres. Stay tuned car ce bonus track sera en ligne cette semaine (vous pouvez quand même regarder et écouter leur précédente session ICI)
 


 
Crédit photo : Laetitia

Lenny Kravitz + Raphael Saadiq @ Bercy

Posté le 2 décembre 2011 par Ben

L’artiste américain, Lenny Kravitz, vient tout juste d’être décoré officier de l’Orde des Arts et des Lettres par notre Ministre de la Culture. Quelques jours plus tôt, il venait conclure son Black and White Europe Tour 2011 dans la capitale française. Startrack Crush ne pouvait manquer un tel évènement.

 

Mardi dernier, le Palais Omnisport de Paris Bercy a vibré au son de la musique soul-rock. Lenny Kravitz a choisi sa ville de résidence pour mettre un terme à sa tournée européenne. Présentant son dernier album, Black and White America, à travers le vieux continent, il était accompagné de Raphael Saadiq, en première partie.

C’est donc rythmé par la soul vintage de Saadiq que le show commence sur les chapeaux de roues. Si l’artiste américain avait troqué son blazer retro pour une tenue plus proche du R’n'B du début des années 90, sa musique reste quant à elle dans l’héritage des grands noms des 60′s, comme Otis Redding ou Smokey Robinson.

Familier du publique français depuis le succès de son troisième album, The Way I See It, il séduit l’audience avec sa bonne humeur, et ses titres efficaces comme « Radio » ou « Stone Rollin’ ». Il n’hésitera pas à reprendre « Black Girl » de Kravitz, accompagné d’une imitation du maître de cérémonie.

Le groupe qui l’accompagne n’est pas en reste. Les choristes enchainent les chorégraphies, rejoint par le clavieriste à l’énergie débordante.

Le set devient une vraie démonstration de joie et de soul-rock dansante. Une excellente entrée en matière pour débuter la soirée.

 

Vient le tour de la tête d’affiche. Lenny Kravitz entre sur scène avec son allure légendaire et démarre sur « Com On Get It », le premier single de son dernier opus. Le titre, suivi par « Always on the Run », donne le ton de la soirée qui sera ouvertement placée sous le signe du rock.

Le show est d’une efficacité redoutable. En parfait hybride d’Hendrix et des Stones, Lenny croise sa guitare avec son fidèle ami Craig Ross. Derrière eux, le groupe balance un groove dynamique et naturel. On retrouve à la basse l’excellente Gail Ann Dorsey qu’on avait déjà pu voir aux côté de David Bowie ou Gwen Stefani.

Lenny Kravitz enchaine les tubes avec brio en piochant parmi les meilleurs de son répertoire. Avec des inclusions plus soul, comme « It Ain’t Over ‘Til It’s Over » ou « Believe », il mesure parfaitement la dynamique de sa setlist. On sera cependant surpris par l’absence de morceaux issus de It Is Time For A Love Revolution; « I’ll Be Waiting » ou « Love Love Love » auraient très bien pu y trouver leur place.

L’euphorie générale éclate lorsque Ross lance le riff culte de « Are You Gonna Go My Way? ». Toute la salle se met à bondir à l’unisson sur ce qui est certainement le meilleur titre rock des années 90.

Après une brève pause, le groupe revient pour le rappelle, interprétant deux titres en acoustique avant de terminer sur un « Let Love Rules » épique sur lequel Lenny prendra un bain de foule, faisant le tour complet de la salle tout en chantant. C’est sur ce dernier message de fraternité que le groupe quitte la scène.

 

Pour son dernier concert de l’année, Lenny Kravitz nous a offert un show magique de 2h, mené tambour battant avec son groupe. Prolongeant l’héritage rock des 70′s, il nous prouve depuis son retour sur le devant de la scène en 2008 qu’il n’a rien perdu de son talent. Et, il promet de nous faire vibrer encore longtemps; déjà un concert supplémentaire est annoncé à Bercy pour le 26 juin 2012. Si vous n’avez pu assister à sa dernière tournée, ne louper pas ce concert qui promet d’être exceptionnel.

 

Setlist :
Come On Get It / Always on the Run / American Woman (The Guess Who cover) / It Ain’t Over ‘Til It’s Over / Mr. Cab Driver / Black And White America / Fields of Joy / Stand By My Woman / Believe / Stand / Rock And Roll Is Dead / Rock Star City Life / Where Are We Runnin’ / Fly Away / Are You Gonna Go My Way / Push (acoustic) / I Belong to You (acoustic) / Let Love Rule

 

Credit Photos : Stephanie Vanou

Patti Smith @ L’Olympia

Posté le 25 novembre 2011 par Ben

La poête et chanteuse rock, Patti Smith, était de retour dans la capitale pour deux concerts dans l’antre mythique de l’Olympia.

Patti Smith aime la France. Rien que cette année, elle y est pour une série de soirées à la Cité de la Musique en janvier, puis une tournée nationale à l’automne qui s’acheva mardi à Paris.
 
Venue présenter son dernier « Best of » (dont on vous à parlé il y a quelques mois ici), la sexagénaire nous a offert une excellente prestation passant en revue les meilleurs titres de sa discographie.

Des le deuxième morceau, elle entonne la splendide ballade « Dancing Barefoot », suivie par la révolutionnaire « Free Money ». Le groupe qui l’accompagne est formé, entre autres, de Lenny Kaye à la guitare, et Jay Dee Daugherty à la batterie, qui travaillent avec elle depuis le début de sa carrière. Le premier prendra d’ailleurs le microphone le temps d’un medley punk, compilant notamment « Night Time » de The Strangeloves, « Pushing Too Hard » de The Seeds, et « My Generation » de The Who.

Entre deux chansons, elle n’hésite pas à lire un poème, ou nous raconter son premier séjour en France, lorsqu’elle était encore une jeune adolescente partie sur les traces de ses idoles Arthur Rimbaud et Guillaume Apollinaire… Mais ces discours seront majoritairement centrés sur la révolte, un thème qui lui est cher, et le mouvement « Occupy ». Ils serviront d’introduction à « People Have the Power », ou « Gloria » empruntée à Van Morrisson, sur laquelle le publique reprendra en coeur le refrain « G-L-O-R-I-A ».

Bien sûre, elle n’oubliera pas d’interpréter le fameux single « Because the Night », écrit avec Bruce Springsteen. La foule amassée dans la salle boit ses paroles, et se ravit d’assister à l’une des meilleurs prestations de la dame.

Patti Smith fermera le concert par le puissant et subversif « Rock N Roll Nigger », tiré de son album Easter (1978).
 
En conclusion de sa tournée française, la marraine du punk nous a offert une excellente prestation. Couvrant toute sa carrière, la setlist nous proposait le meilleur de ses chansons. Sa force scénique nous laisse imaginer ce qu’un de ses concerts dans les années 70 pouvait être. Le cadre luxueux de l’Olympia ne s’est peut-être pas transformé en les mures crasseux du CBGB’s, mais la rage primaire du punk y a bien résonné !
 


Credit photos : Fabio

Incubus @ Zenith

Posté le 21 novembre 2011 par Ben

La semaine dernière, les californiens de Incubus étaient de retour en France pour un concert exceptionnel au Zénith de Paris.
 
Après une première partie assurée par le rock énergique de fiN, quelque part entre les Mystery Jets et The Used, la salle plonge dans l’obscurité pour accueillir le groupe vedette de la soirée, Incubus.

Le concert ouvre sur « Megalomaniac »; choix évident, tant sa structure se prête parfaitement à une introduction. Puis sans fioritures, le groupe entonne « Pardon Me », avant de plonger pour quelques titres dans leur dernier album, confirmant que la setlist sera définitivement très éclectique. En effet, à l’exception de Fungus Amongus, tous les albums du groupe seront passés en revue pour le plus grand plaisir du publique.

D’une sobriété et d’une efficacité redoutable, les californiens enchaînent les tubes. Brandon Boyd mène la danse, prenant de temps à autre une guitare, ou quittant son microphone pour jouer des percussions. Le groupe excelle dans sa technicité : chaque élément est à sa place et maîtrisé jusqu’au bout des doigts. Si cela soustrait un peu d’énergie lors des passages les plus « métal », en revanche, cela offre aux chansons pop un certain aspect sublime, enveloppé dans une multitude d’effets sonores. Le tout est accompagné d’un spectacle lumineux élégant, et de superbes films projetés sur écran géant derrière le groupe.

Le guitariste, Mike Einziger, et Brandon Boyd s’isoleront sur scène le temps de deux titres en acoustique, avant d’être rejoint par leurs camarades pour clôturer le set en enchainant leur plus grands succès : « Nice To Know You », l’incontournable « Drive », et « Wish You Were Here ».

Le groupe s’éclipse, et le publique se met à souhaiter un « Joyeux anniversaire » en chantant pour fêter leur vingt ans de carrière. Il n’en fallait pas tant pour que Incubus revienne sur scène, avec un Brandon torse nu pour le plus grand plaisir de la gente féminine, afin d’interpréter deux titres.

Le concert se terminera par le spatiale « Tomorrow’s Food », illustré par une vidéo sur l’évolution qu’on aurait pu retrouver sur un show de Pink Floyd.
 
Même s’il est moins présent des médias qu’il y a une dizaine d’année, Incubus n’a en rien perdu de son talent. Évoluant en maturité avec son publique, le groupe nous à offert une excellente prestation, comblant aussi bien les fidèles que les nostalgiques. On retiendra surtout les prestations des titres « Adolescent », « Talk Shows on Mute », et « Tomorrow’s Food », parmis les plus belles de la soirée.
 
Setlist :
Megalomaniac / Pardon Me / Adolescents / Promises, Promises / If Not Now, When? / A Crow Left of the Murder / Anna Molly / Have You Ever / Vitamin / In the Company of Wolves / Defiance (acoustic) / Love Hurts (acoustic) / Talk Shows on Mute / A Kiss to Send Us Off / Echo / Switchblade / Nice to Know You / Drive / Wish You Were Here / A Certain Shade of Green / Tomorrow’s Food
 


Crédit photos : Laurent Gehant

Live Report : Brett Dennen @ La Boule Noire

Posté le 16 novembre 2011 par Fuckin Princess

brett dennen

 

Un musicien farfelu, une guitare électro-acoustique, il n’en fallait pas plus pour égayer notre soirée de lundi! En effet, le californien aux cheveux carottes était en concert à la Boule Noire pour nous jouer, entre autre, des titres de son dernier album « Loverboy » sorti ce printemps. Mais le rouquin a surtout suivi les envies de son public qui lui soufflait, au fur et à mesure, les noms des morceaux qu’il souhaitait écouter « Comeback kid », « By and by », « San Francisco » ou encore « She’s mine ».

 

Un concept pour le moins original! Et il faut dire que le petit Brett Dennen n’en manque pas! Une allure atypique, des cheveux longs couleur orange, de grosses lunettes style geek et un goût vestimentaire étrange. Un déhanché assez fun et inattendu. Et surtout, tout un stock de blagues pince-sans-rire qu’il déverse entre chaque morceau et de grimaces absorbées qu’il arbore dès qu’il taquine sa guitare.

 

Un concert étonnant et captivant. Et bien qu’il soit seul sur scène, Brett Dennen arrive tout aussi bien à nous faire danser avec son « Make you crazy » qu’à nous faire frisonner avec son « Just like the moon » qui clôtura son set tout en douceur.

 


 
Crédit photo : Laetitia