Catégorie ‘6 – Live Report’

Wallis Bird @ Nouveau Casino

Posté le 10 avril 2012 par Ben

Mercredi dernier, le Nouveau Casino recevait l’artiste irlandaise, Wallis Bird. Avec tout juste une vingtaine de personnes dans la salle, on pouvait craindre une prestation bâclée faute d’engouement pour le concert. Il n’en était point !
 
Wallis Bird a débarqué sur scène, avec ses quatre musiciens, faisant preuve d’une énergie débordante. Elle annonce dès le départ que même s’il n’y a pas grand monde dans la salle, elle fera comme si elle jouait dans le stade de Wembley !
Puisant en premier lieu dans les titres les plus up-tempo de son répertoire, elle démarre le concert sur les chapeaux de roue. Avec ses cheveux en bataille et son look de hippy, elle bondit sur scène, faisant preuve d’une force vocale, et d’une joie de vivre impressionnante. La dynamique entre les musiciens est plaisante, tant une franche amitié semble les unir. On aura même le droit à une séquence « human-beatbox » offerte par le batteur.
« Encore » et « Heartbeating City » séduisent le publique par leur rythme entraînant, tandis que les chansons comme « Feathered Pocket » ou « Ghosts of Memories » viennent toucher une corde plus sensible.
On retrouve chez elle, le même esprit que son aînée, Ani DiFranco. Elle créé un véritable échange avec le publique, le concert allant au-delà de la simple prestation.
Le clou du spectacle sera définitivement le final sur « In Dictum ». Profitant du côté intimiste du concert, Wallis Bird descend, accompagnée de ses musiciens, au milieu du publique qui forme un cercle autour d’eux. Sans microphone, elle entonne cette superbe chanson, et le décor change. On n’est plus à un concert, mais à une soirée entre amis, ou à Burning Man…
 
Wallis Bird a donné une prestation sans faute, malgré les conditions plutôt défavorables. Ses chansons prennent une nouvelle vie sur scène. Elle mérite largement d’être vu en concert; alors la prochaine fois qu’elle passe en France, faisons cette fois que la salle soit remplie complètement !
 


 
Credit photos : Bruno Essomba

Asaf Avidan @ Le Trianon

Posté le 5 avril 2012 par Fuckin Princess

Dimanche soir, jouait au Trianon Asaf Avidan avec en première partie le musicien You and You. L’artiste était là pour un concert acoustique seulement accompagné de Michèle sur quelques titres. Paris était la 5 ème date sur cette tournée et comment dire, « whaouuuu » c’était magique! Que d’émotions et de sensibilité.
 
Asaf a vraiment une voix extraordinaire sorti dont ne sait où, pouvant monter très très haut. Une voix tantôt cristalline, tantôt rauque mais toujours à fleur de peau.
Un peu intimidé par le silence de la salle (un public calme et silencieux à l’affut de la moindre note et qui ne veut pour rien au monde rater une miette de ce moment), il tente d’inverser la vapeur en demandant au public de hurler pendant quelques minutes comme pour un concert en formation « groupe ».
 
Un très beau concert, tous les titres sont accueillis avec le même entrain et les mêmes acclamations enthousiastes. Asaf Avidan est un véritable vecteur d’émotion, on a pu même voir certaines essuyer quelques larmes…Bref, ce fut que du bonheur!

 

Setlist (non exhaustive) : Latest sin, Left behind, Reckoning song, Baby if you want me, Got it right, Weak, Ghost before the wall, Your anchor, Maybe you are, Her lies

 

Credit photo : Steph Vanou

 

Simple Plan @ Zenith de Paris, 16/03/12.

Posté le 21 mars 2012 par Heleynn

18h30, les portes du Zénith s’ouvrent et les fans se précipitent jusqu’aux premiers rangs. Une heure plus tard, les lumières s’éteignent et le groupe américain We The Kings entre en scène et entame leur première chanson « She Takes Me High », pile à l’heure. Au milieu du show, le chanteur Travis avoue un de ses rêves qu’il possède depuis l’adolescence : avoir une petite amie française, avant d’enchaîner sur « Secret Valentine ». Il semblait y avoir pas mal de fans du groupe, le public chantant en chœur la plupart des chansons. Un « cercle pit » au milieu de la fosse fut même ordonné par Travis pour bien chauffer le public. Le groupe aura joué au total 9 chansons dont 2 reprises de Jason Mraz « I’m Yours » ainsi que « The Middle » de Jimmy Eat World » et le show se termina par l’inévitable « Check Yes Juliet », un des titres les plus connus du quatuor. L’énergie était au rendez-vous malgré le bras droit cassé du batteur, Danny. Au final, les membres de We The Kings ont remplit leur mission correctement et peuvent être fiers de leur tout premier concert en France, devant 6500 personnes.

 

Une demi-heure après cette première partie plutôt réussie, les lumières s’éteignent, le drapeau de fond de We The Kings disparaît pour laisser place à celui de Simple Plan et nos amis québécois font leur entrée, pile à l’heure également. A peine le temps de laisser réaliser les fans que le show commence directement avec l’entraînante « Shut Up ! », suivit par « Can’t Keep My Hands Off You » et bien sur, « Jump » pendant laquelle Pierre inclura  la célèbre phrase des Black Eyed Peas « I gotta feeling… That tonight’s gonna be a good night ». Après 10 minutes de folie, Pierre prend une pause pour dire bonsoir à ses petits cousins français et annonce un invité spécial qu’il décrit comme « le nouveau David Guetta » : Funky C (Alias Chuck Comeau, le batteur) qui fit semblant de mixer sur une des cymbales de sa batterie pour imiter l’intro de « When I’m Gone ». Petite distraction originale et bien trouvée.

 

Bien évidemment, les blagues sur le langage québécois étaient incontournables. La setlist était plutôt bien choisie, le groupe ayant décidé de mettre en avant leur dernier album « Get Your Heart On ! » en jouant 7 chansons de ce dernier tandis que seulement 2 chansons représenteront l’album éponyme. Mention spéciale pour leur premier album « No Pads, No Helmets… Just Balls » qui allait célébrer ses 10 ans d’existence le lundi qui suivait le concert. Ainsi les vieux fans auront eu la chance d’assister à un véritable retour aux sources sur 5 chansons de cet album. D’ailleurs pendant « I’d Do Anything » David, le bassiste, demanda à la foule de se rapprocher vers lui afin « de mieux nous sentir » avant d’y faire un plongeon en évitant les vigiles.

 

Comme d’habitude, la chanson « Thank You » fut remplacé par « Merci » et un moment d’émotion s’est installé pendant la sublime « Astronaut », Pierre tenant à la main une lumière et demandant au public d’en faire de même avec les portables. Ambiance vacances avec « Summer Paradise » suivit par la performance d’un medley festif : « Moves Like Jagger » de Maroon 5, « Dynamite » de Taio Cruz et « I’m Sexy and I Know It » de LMFAO durant laquelle David, Jeff, Pierre et Sébastien ont offert une prestation de danse assez sexy, déclenchant des hurlements de rire du public. « Paris faites du bruit si vous êtes sexy et vous le savez ! » s’est écrié le bassiste. Marie-Mai a retrouvé ses acolytes sur scène pour assurer la version française de « Jet Lag ». Courte apparition de la chanteuse mais qui ne lui a pas empêché de s’éclater sur scène pendant quelques minutes. Les fans reprennent en chœur une des chansons les plus attendues du concert « This Song Saved My Life », et un grand moment de complicité s’est posé pendant le classique « Welcome To My Life » que tout le monde connaît, où Pierre quitte la scène et décide de chanter au fond de la salle, au milieu de la foule. Pour finir le show, ce dernier se la joue solo sur l’acoustique de « Crazy » suivit de « Perfect », pendant laquelle le reste du groupe l’a rejoint au milieu de la chanson, comme la tradition l’exige.

 

Le groupe a tenu à faire une photo souvenir de leur plus gros concert jamais fait en Europe, de toutes les tournées européennes qu’ils ont pu faire jusqu’ici réunies. Malgré la répétition des problèmes de sono, c’est un concert de qualité et une prestation divertissante que Simple Plan a offert à leurs fans français de la première partie jusqu’à la dernière chanson jouée par nos québécois, avec un public participatif.

 

SETLIST : Shut Up – Can’t Keep My Hands Off You – Jump – When I’m Gone – Addicted – You Suck At Love – Thank You – Your Love Is a Lie – Astronaut – Summer Paradise – Medley (« Moves Like Jagger », « Dynamite », « I’m Sexy and I Know It ») – Jet Lag – The Worst Day Ever – This Song Saved My Life – Welcome To My Life – I’d Do Anything – Loser Of The Year – I’m Just a Kid – Crazy (acoustique) – Perfect.

 


 
Crédit photo : Stéph Vanou

The Jezabels @ Point Ephemere

Posté le 20 mars 2012 par Ben

Le groupe australien The Jezabels était de passage à Paris pour un concert dans la salle du Point Ephémère. Startrack Crush ne pouvait manquer l’évènement !
 
Le concert ouvre avec le chanteur folk irlandais, Fionn Regan. Ses ballades et sa sympathie font passer un agréable moment le temps que la salle se remplisse.
 
Viennent ensuite les belges de Great Mountain Fire. Si leur nom conviendrait parfaitement à un groupe de folk-rock, c’est plutôt vers le rock dansant de Hey Hey My My ou Pony Pony Run Run que s’orientent nos cinq bruxellois. Ils maîtrisent leur jeu, et on se laisse porter par ses mélodies entrainantes. Malheureusement, au bout de trois chansons, la monotonie des titres engendre un sentiment de lassitude. On ne peux pas leur reprocher de ne pas se donner à fond : ils gardent la même énergie du début à la fin. La qualité musicale, cependant, ne suit pas vraiment…
 
Enfin, après un changement de plateau d’une vingtaine de minutes, le quatuor tant attendu entre en scène.
 
Les lumières bleutées et rose enveloppent le groupe, tandis que la guitare claquante de « Endless Summer » retentit. La voix de Hayley Mary est aussi pure que sur les enregistrements studios. Elle chante avec fluidité, comme si elle était possédée par ses paroles. A la guitare, Samuel Lockwood passe d’arpèges mélodiques à des sons sons distordus à la mode shoegaze, tandis que la charmante Heather Shannon plaque ses accords sur son clavier, donnant à l’ensemble un côté aérien. Mais l’un des plus impressionnants reste, Nik Kaloper qui derrière son apparence réservé, martèle ses futs avec virtuosité.
 
La setlist est parfaitement équilibrée. Les titres les plus puissants viennent relever les morceaux plus calmes. Le groupe tentera même l’excellent « Horsehead », habituellement écarté de leurs setlists.
 
L’audience réagit activement à chaque chanson, même les plus anciennes. Il faut admettre que si la salle est pleine, c’est surtout grâce à la forte affluence d’australiens venus écouter l’un de leurs meilleurs groupes actuels.
 
« Long Highway » s’impose comme l’un des moments forts du concert, avec son côté très cinématique, et les envolées vocales de Mary. Pas loin derrière, on retrouve « Dark Storm », « Hurt Me », tirés de leurs premiers EP, ainsi que « City Girl », de l’album Prisoner.
 
Pour leur deuxième passage en France, The Jezabels nous ont offert un concert sublime. S’ils nous avaient déjà largement convaincus sur disque, ils font de même sur scène. Avec subtilité et naturel, ils nous invitent dans leur univers envoutant pendant un peu plus d’une heure.
 
On vous avait déjà recommandé, l’année dernière, leur premier album, déjà disque d’or en Australie. Sachez qu’il sortira en France le 23 avril. A écouter absolument !
 


 
Credit photos: Laurent Dubois

School of Seven Bells @ Point Ephémère

Posté le 14 mars 2012 par Ben

Lundi, le duo School of Seven Bells est venu interpréter sa pop planante dans la salle parisienne, le Point Ephémère.
 
L’ancien trio venait présenter sob dernier album, Ghostory, paru il y a quelques jours.

 

Après une première partie timide assurée par les norvégiens de Maribel, le groupe fait son entrée sur des nappes de claviers ascensionnelles.
 
Tous vêtus de noir, et les femmes arborants des colliers et bracelets dorée, les quatre musiciens nous plongent dans une atmosphère aérienne élégante. Leur pop possède quelque chose de cinématique. Le son de guitare de Benjamin Curtis (ex-Secret Machines) est autant titanesque que cristallin. Alejandra Deheza pose sa voix fluette sur les vagues sonores comme une élève appliquée, peut-être un peu trop.
 
La sélection de chansons s’équilibre harmonieusement entre les différents albums. C’est à partir de « White Wind » que le show prend vraiment son rythme de croisière. L’énergie se fait plus présente, et les titres comme « Lafaye » ou « Half Asleep » passent aussi bien en live que sur album.
 
On pense parfois au groupe Kosheen, avec leur pop-électro efficace. Il manque peut-être justement à Deheza le charisme de leur chanteuse, Sian Evans, pour transporter le concert à un cran supérieur.
Il n’en reste as moins que le groupe apparaît en phase, et maîtrise l’espace; en particulier Curtis qui se laisse porter par ses riffs de guitare, où va chercher une résonance vers son ampli.
Le batteur joue en harmonie avec les machines, sans jamais que l’un prenne le dessus sur l’autre, alors que la calviériste accompagne Alejandra au chant.
 
School of Seven Bells nous aura offert un concert de qualité, bien qu’en dessous de celle de leurs albums. Les compositions ont une force intrinsèque incontestable, comme « Low Times » et son ’beat’ enivrant. Le tout en fait un show plaisant, peut-être moins fait pour l’intimité d’une petite salle que pour les grandeurs d’une plaine lors d’un festival.
 
Setlist: Iamundernodisguise / The Night / Windstorm / Bye Bye Bye / Love Play / White Wind / White Elephant Coat / Low Times / Scavenger / I L U / Lafaye / My Cabal / Half Asleep / Sempiternal/Amaranth
 


 
Crédit photo : Stéph Vanou

Snow Patrol @ Le Zenith

Posté le 8 mars 2012 par Fuckin Princess

snow patrol

 

Steph, notre photographe de choc et de charme, a eu la très dure mission de nous ramener des photos et ses impressions sur le concert des Snow Patrol (et oui on est un peu jalouse faut le dire). Voici son live report!

Hier se tenait au Zénith de paris le concert tant attendu de Snow Patrol, pour le dernier show de leur tournée européenne.

 

Le concert débute à 20h avec Ram’s Pocket Radio, qui nous met directement dans l’ambiance avec ses morceaux rock. Le set dure 30 min et le public semble apprécié.

 

A 21h, le public trépigne d’impatience quand le groupe monte enfin sur scène, on peut lire sur les pancartes « ENFIN de retour à Paris » et le show débute avec « I’ll never let go ».

 

Le groupe partage énormément avec le public (entre autre grâce à des images projetées sur des écrans au fond de la scène), on y apprend d’ailleurs que « Garden Rules » est le morceau préféré du nouvel album de Gary Lightbody.

 

Puis, de véritables cris de joie lors du titre « Chasing Cars », chanson qui fait toujours son effet que ce soit niveau émotionnel ou intensité musical. Même, le public en gradin est debout et le restera jusqu’à la fin du show. Les gens, chantent, dansent, sautent … Il y a une ambiance particulière, un zénith qui a le sourire.

 

Une demoiselle dont c’est l’anniversaire réclame un Kiss, en échange Gary lui dédicacera « Open your Eyes ».
Les titres sont repris en cœur par le public, tel que « Called out in the Dark » ou « Just Say Yes » qui clôturent le show.
Ce fut un très bon concert, et j’osai le dire, le concert qu’il ne fallait pas manquer !!!

 

Setlist : I’ll never let go – Take back the city – Hands open – This isn’t everything you are – Run – Crack the shutters – In the end – Set the fire – Garden Rules – Shut your eyes- Chasing cars – Chocolte – Called out in the dark – Fallen Empires – You’re all I have Rappel : Lifening – Open your eyes – Just say yes

 
Crédit photo : Stéph Vanou
 

Le duo Sleigh Bells débarque à Paris pour présenter son deuxième album, Reign of Terror, que je vous recommandais chaudement ici. C’est dans la Machine du Moulin Rouge qu’il enverra son electro-rock noisy, accompagné en première partie de la nouvelle bombe britannique, Charli XCX.

 

Avec moins de 20 bougies, la ravissante Charlotte Aitchinson, alias Charli XCX, entre en scène accompagnée d’un claviériste, et d’un percussioniste. Elle envoie sa pop, sombre et dansante, avec vigueur. Les mélodies sont imparables, comme son énergie débordante. Venant s’inscrire dans la lignée de Ladyhawke (on retrouve d’ailleurs quelques similitudes dans sa tessiture vocale), elle se déhanche sur scène en jouant avec le public, pendant que ses camarades jouent des machines. Les singles « Stay Away », et surtout « Nuclear Seasons », seront assurément des incontournables de 2012, et laissent promettre un bel avenir à son album qui devrait paraître prochainement.
 
C’est ensuite au tour de Sleigh Bells de s’emparer de la scène. Le duo de Brooklyn entre dans un fracas électronique, accompagné d’un guitariste supplémentaire. Si le son rencontre quelques problèmes sur les premiers titres, la dynamique du groupe se montre efficace dès la première seconde. Derek Miller croise sa guitare Jackson avec son camarade tandis que Alexis Krauss, elle, se déchaine avec jovialité sur la déferlante sonique crachée par un mur d’amplis Marshall.

La musique résonne et éclate comme des explosions. La fosse s’agite. La charmante Alexis vient y chanter une des chansons en plein milieu des spectateurs. C’est presque dans leur intégralité que les deux albums sont interprétés. L’énergie et la tension ne baissent pas d’un cran du début jusqu’à la fin.
 
Pour ce concert, Sleigh Bells nous aura offert une excellente prestations, débordante d’énergie punk. On retiendra également de la soirée le talent de Charli XCX, dont on attends le premier album avec impatience.

 

Setlist : True Shred Guitar / Born to Lose / Riot Rhythm / A/B Machines / Kids / End of the Line / Comeback Kid / Tell ‘Em / Leader of the Pack / Straight A’s / Treats / Infinity Guitars / Rill Rill / Demons / Crown on the Ground


Crédit photos : Stephanie Vanou

Tyler Ward @ La Flèche d’Or

Posté le 5 mars 2012 par Fuckin Princess

tyler ward la fleche d'or

 

L’une des révélations américaines de Youtube était à Paris vendredi soir pour un concert unique en France! Et oui pour les petits chanceux qui habitent la capitale, Tyler Ward était à La Flèche d’Or et nous aussi! Retour sur ce concert pour le moins étonnant.

 

21h30 la salle surchauffée de la Flèche est quasi bondée. Beaucoup de jeunes filles dans le lot mais aussi quelques males avec leurs girlfriends. Ponctuel, Tyler Ward, la petite vingtaine, fait son entrée sur scène accompagné de son crew et l’on sent déjà que l’ambiance va être très bonne enfant. Déconnades, éclats de rire, reprises décontractées de tubes de rap et de r’n'b (générique du Prince de Bel Air, Snoop Dog, David Guetta) , le moins que l’on puisse dire c’est que Tyler n’est pas du genre stressé. Et sa bonne humeur est contagieuse. Lors de son titre love “Fallin’” ce n’est pas seulement les fans qui reprennent le refrain à tue tête mais aussi les ingés son barbus et tatoués qui se laissent aller à un peu d’amour.

 

Tout au long de la soirée, nous avons bien sur eu droit à de multiples covers, puisqu’il s’est, entre autre fait connaitre grâce à cela : Oasis “Wonderwall”, The Script, Ed Sheeran “Lego House”, Coldplay “Paradise”, les Beatles et l’incontournable Adele “Rolling in the deep”. Mais aussi quelques unes de ses compositions personnelles “The hardest thing”, “The rescue” ou encore “Paper heart”. Du coup, on a un peu de mal a trouvé un véritable fil conducteur dans ce concert qui part un peu dans tous les sens passant du mellow à la party song, de la reprise à un morceau perso. Mais ce n’est qu’un petit bémol que Tyler avec son sourire ravageur et sa positive attitude nous font bien vite oublier.

 

C’est toujours incroyable de voir de jeunes artistes se produire sur scène. Ils ont cette fraicheur et simplicité qui nous touche et nous émerveille. Tyler Ward est sans nul doute un artiste accessible, talentueux et généreux, un musicien encore plein de promesses que l’on espère revoir lors de son prochain passage en France en 2013.

 
Infos Bonus : retrouvez bientôt notre interview avec Tyler Ward en ligne! Stay tuned!
 

Gotye @ Bataclan

Posté le 4 mars 2012 par Ben

Après un concert à la Maroquinerie en novembre, l’artiste australien Gotye était de retour à Paris pour faire vibrer le Bataclan avec sa pop énergique.
 
Entouré de ses claviers, percussions, et gadgets électroniques, comme le fantôme dans les tréfonds du Paradise, il entame son set par l’entraînant « Eyes Wide Open ». De son « cockpit », il échange des regards complices avec ses musiciens. Ceux-ci passent d’un instrument à l’autre pour coller à l’univers unique de chaque morceaux. En effet, la musique de Gotye ne se formate pas un style particulier; on retrouve autant d’influences tribales, électronique, reggae, ou pop-rock. Le nouveau single, « Easy Way Out », en est l’exemple. Il joue sur la dynamique entre les couplets et les refrains, avec un riff de guitare gras et saturé.

Derrière le groupe, des projections viennent illustrer chaque chanson. Les séquences animés, variants entre le numérique et le dessin traditionnel, développent avec qualité l’univers de l’artiste.

Après le dub envoutant « Don’t Worry, We’ll Be Watching You », vient le moment attendu par la majorité du publique : l’interpretation du tube « Somebody That I Used To Know ».

La charmante Kimbra étant retournée en Nouvelle-Zélande après le concert londonien, Gotye demande à l’audience de l’aider à chanter le morceau avec lui. C’est donc toute la salle qui se met à chanter à l’unisson la partie usuellement interprétée par la demoiselle. Le moment est unique et nous fait quelque peu oublier qu’on aurait bien aimer que la chanteuse kiwi assure la première partie du concert français.

Gotye et son groupe finissent par l’excellent « Bronte », tout en subtilité et tensions mélodiques.

Ils reviendront pour un rappel dansant avec le très enjoué « In Your Light » et son riff à la manière de Dan Hartman, avant le Rythm and Blues vintage de « I Feel Better ». La salle en redemande, mais le concert s’achève malheureusement, laissant le publique sur sa fin.
 
Malgré la durée un peu courte du concert, Gotye a assuré un show vif et entrainant. Il propose une musique éclectique et efficace, sans en compromettre la qualité artistique. La mise en scène souligne avec mesure les thèmes des

 

Setlist: Eyes Wide Open / The Only Way / Easy Way Out / Smoke and Mirrors / State of the Art / Thanks for Your Time / Don’t Worry, We’ll Be Watching You / Somebody That I Used to Know / Save Me / Heart’s a Mess / Bronte / In Your Light / I Feel Better / Learnalilgivinanlovin

Dawes + Robert Ellis + Moss @ La Flèche d’Or

Posté le 1 mars 2012 par Ben

C’est un rock venu des plaines américaines qui résonnaient dans la salle parisienne, la Flèche d’Or, lundi dernier.
Le groupe californien, Dawes, venait y donner son premier concert en France, à l’occasion de la sortie de notre côté de l’Atlantique de son deuxième album, Nothing Is Wrong.
 
A l’heure de monter sur scène, seul le chanteur, Taylor Goldsmith, se présente. Il nous annonce que malheureusement les autres membres du groupe souffrent d’intoxication alimentaire, et ne pourront pas jouer ce soir. C’est donc seul, munis de sa guitare, qu’il donnera pour nous ce concert.
C’est un premier essai réussit ! Dès le premier titre, il arrive à nous transporter dans son Amérique, avec ses ballades bucoliques et inspirées. Entre une reprise du « Crazy as a Loon » de John Prine, et les titres originaux de Dawes, il séduit la salle en un rien de temps. Ses versions de « Moon in the Water » et « Little Bit of Everything » sont tout simplement superbes.
Après une poignée de morceaux, le tour manager vient s’entretenir avec Goldsmith pour l’informer que le reste du groupe veut tenter d’assurer la suite du concert à ses côtés. Griffin Goldsmith et Wylie Gelber, font donc leur apparition; seul le claviériste, Tay Strathairn, n’est pas en état de jouer.
Ils entament la deuxième partie du set avec le très ‘Tom Petty-esque’ « If I Wanted Someone ». Malgré leur état, le groupe assure une section rythmique et des harmonies vocales impeccables. Le batteur nous gratifiera même de quelques ‘fill-in’ bien sentis, et leur première partie, Robert Ellis, viendra les rejoindre au piano sur un des titres. Si « Time Spent in Los Angeles », est le morceau qui caracole actuellement dans les charts US, c’est « When My Time Comes », single issu de leur précédent album, qui rencontrera le plus de succès auprès de l’audience. Le publique reprenant en choeur le refrain avec Goldsmith.

 

Pour leur premier concert dans l’hexagone, le groupe californiens a surmonté les imprévus pour nous offrir un set d’une grande qualité. Les chansons sont d’une richesse mélodique et émotionnelle séduisante. On ne peut que se laisser porter par la musique des Dawes, en se disant qu’il n’y a « rien de mauvais ».

Crédit photos: Djaafar