Catégorie ‘6 – Live Report’

Friends @ La Flèche d’Or

Posté le 3 février 2012 par Ben

Mercredi soir, les hipsters parisiens se sont emparés de la Flèche d’Or pour assister à la soirée organisée par Cooperative Music.

Après Fleet Foxes, The Head & The Heart, ou encore The Rascals, c’est au tour de la nouvelle sensation venue de Brooklyn, Friends, de faire son premier concert français dans l’ancienne gare de Charonne.
 
Après une première partie médiocre, assurée par le quartet londonien Theme Park, c’est au tour de Friends de prendre la main et de nous faire vibrer avec leur mélodies dansantes et originales. Le son est superbement mixé, dominé par les lignes de basse envoutantes. Même si l’énergie des versions studio n’est pas toujours au rendez-vous, les compositions restent ultra-efficaces et captivantes.

La musique accrocheuse de Friends possède les claviers planants de Chairlift, et le groove implacable de TLC. La découverte des nouveaux titres ne fait qu’attiser notre enthousiasme pour l’album, qui s’annonce comme l’une des sorties incontournables de l’année.
A la tête du groupe, se trouve la maîtresse de cérémonie, Samantha Urbani, vêtue d’une robe à paillette et d’un fez. Entre les chansons, elle discute sans complexe avec l’audience, proposant de tatouer les spectateurs qui le souhaitent, et invitant un jeune homme à enlever son t-shirt en échange de son couvre-chef.

A ses côtés, la multi-instrumentaliste, Lesley Hann, lance des lignes de basse entrainantes et dynamiques. Derrière elles, les trois hommes du groupe, lookés  comme des caricatures de rebelles des ghetto new-yorkais dans les années 80, assurent une section rythmique efficace.

L’ambiance, dans la salle, est très dansante et bonne enfant, malgré la retenue atypique des hipsters français qui hésitent à applaudir de peur de passer pour des gens trop ‘mainstream’. Cela n’entache en rien ependant la qualité du programme.
 
Pour leur premier concert dans l’hexagone, les Friends ont su se montrer à la hauteur des espérances. Il nous tarde déjà de les croiser à nouveau (probablement lors des festivals d’été)…
 


Credit photos : Fabio

Amos Lee @ La Cigale – Live Report

Posté le 28 janvier 2012 par Fuckin Princess

Jeudi dernier. La Cigale. Amos Lee et moi (et quelques centaines de spectateurs) avions rendez vous pour un concert très cooool.
 
Avec en permière partie, les conviviaux Punch Borthers qui nous ont régalés de leur bluegrass aussi bien joyeuse, mélodique, roots que contemporraine. La bande des 4 qui a su facilement se mettre le public dans la poche a même eu le droit de faire un rappel! Fait assez rare voir exceptionnel pour un groupe d’ouverture.
 
C’est ensuite en toute simplicité que le chanteur, en chemise de cowboy, fait son entrée en scène, une simplicité qui sera le mettre mot de cette soirée. Un homme, une guitare et d’excellents zikos et choristes, et la musique au choeur de tout. Amos Lee enchaine les titres dans une atmosphère de pure détente. Des morceaux efficaces et peacefull “El camino”, “Better tell the truth”, “Cup of Sorrow” ou encore “Behind me now”. De jolies ballades love dont la plus jolie est sans aucun doute “Flowers”. Quelques tubes aussi “Keep it loose…”, “Soul suckers”, “Colors” ou “Arms of a woman”. Et même une cover de Beck “The golden age”.
 
Dans cette ambiance détendue, l’homme se laisse finalement aller à la confidence. Il nous parle de sa mère, de sa ville et de certains moments de sa vie de manière touchante puis de manière plus profonde et peut être plus personnelle en chanson comme sur “Street corner preacher” ou “Violin”.
 
Le concert se termine sur “Night train”, un morceau empreint de mélancolie et terriblement nocturne qui conclut avec brio ce set de musique de folk-country “vintage”.

Un petit moment savoureux et délicat! Amateur de zik à l’américaine, Amos Lee est indéniablement fait pour vous!

 

Info bonus : retrouvez ma critique de son dernier album “Mission Bell” bientôt en ligne!.

 

Tracklist : El Camino – Supply & Demand – Truth – Careless – Cup of Sorrow – Kee it Loose, Keep it tight – Violin – Flowers – The Golden Age (Beck Cover) – Soul Suckers – Colors – Behind me now – Street Corner Preacher – Low Down Life – Windows are all Rolled Down – Arms of a Woman – Rappel : Night Train

 


 

Mastodon @ Bataclan

Posté le 24 janvier 2012 par Ben

Vendredi dernier, le métal était à l’honneur au Bataclan, avec le concert de Mastodon.

 

La soirée commence par le rock ravageur de Red Fang venu de Portland, dans l’Oregon. Avec leur look de campagnards, ils viennent présenter leur deuxième album, Murder the Mountains, paru l’année dernière. Leur heavy metal est simple et puissant, et n’hésite pas à faire quelques incursions dans le blues.
Le chanteur et guitariste, Bryan Giles, partage entre deux morceaux ses aventures touristiques parisiennes avec humour, gagnant très vite l’appréciation du public déjà présent en masse.

 

Le temps d’un changement de plateau, et c’est au tour de Mastodon d’entrer dans l’arène qui affiche complet. On est d’abord rassuré de voir que Brent Hinds tient la forme, malgré un pied gauche fraichement plâtré. Pas de chaise en vue, il compte bien assurer le show sans l’altérer pour autant.
Débute l’introduction de « Dry Bone Valley » avant l’entrée en trombe de la batterie de Brann Dailor, prise entre deux murs d’amplis. Derrière lui, se dresse fièrement l’illustration d’AJ Fosik pour la pochette du dernier album, The Hunter.

On est tout de suite happé par la puissance des watts crachés par les enceintes. Sans argument, le groupe se lance dans un marathon de titres couvrant toute leur carrière. En effet, The Hunter n’étant pas un album concept, comme le reste de la discographie du quatuor; nous avons le droit à une setlist éclectique.

A la basse, Troy Sanders apporte un jeux moins statique qu’à l’accoutumé, circulant sur la scène et croisant le fer avec ses collègues. Les guitares crachent des riffs acérés par dessus les roulements tonitruants de batterie. On regrettera d’ailleurs un peu le mixage de cette dernière qui à tendance à masquer quelque peu les autres instruments. La virtuosité du groupe ne peut que laisser en admiration; les notes virevoltent dans une sorte de chaos mathématique précis. Le chant quant à lui n’est toujours pas la discipline la mieux maîtrisé par le quatuor. Cependant, on préféra se laisser porter par les ambiances envoutantes de « Sleeping Giant » ou « Aqua Dementia » qui viennent percuter l’auditeur tel un rouleau compresseur à plein régime.

Le concert se conclura par « Creature Lives » sur lesquel le groupe sera rejoint par les membres de Red Fang pour assurer les choeurs.

 

Encore une fois, Mastodon nous montre sa force grâce à un set épique. Si le quatuor n’atteint pas sur scène la perfection de ses albums, il ne nous en offre pas moins une bonne leçon de sludge metal, comme peu de groupe savent le faire. Il devrait repasser par nos contrées durant l’été, et on ne peut que vous recommander de ne pas les rater…

 

Setlist:
Dry Bone Valley / Black Tongue / Crystal Skull / I Am Ahab / Capillarian Crest / Colony of Birchmen / Megalodon / Thickening / Blasteroid / Sleeping Giant / Ghost of Karelia / All the Heavy Lifting / Spectrelight / Curl of the Burl / Bedazzled Fingernails / Circle of Cysquatch / Aqua Dementia / Crack the Skye / Where Strides the Behemoth / Iron Tusk / March of the Fire Ants / Blood and Thunder / Creature Lives

 

Kylesa + Circle Takes The Square + KEN mode @ Glazart

Posté le 17 janvier 2012 par Ben

Dimanche soir, malgré le froid hivernal qui s’abat sur la capitale, de nombreux adeptes de métal se sont donnés rendez-vous au Glazart pour les concerts de trois artistes venus d’Outre-Atlantique… et le déplacement en valait vraiment la peine !
 
Tout débute par une bonne surprise : KEN mode, groupe de hardcore sorti tout droit de Winnipeg, au Canada, s’avère excellent. Le trio envoie une déferlante sonique sur scène qui séduit tout de suite le publique. Jesse Matthewson (chant, guitare) semble être en transe, crachant ses poumons dans le microphone, et torturant sa guitare. Les amplis Orange, empilées les uns sur les autres, projettent des ondes aiguisés par dessus le martèlement de la batterie.
L’ensemble se calme avec un titre musicale rappelant Pelican, avant de finir dans une énergie punk débordante.
Venu présenter son nouvel album, Venerable, KEN mode aura été la découverte de la soirée.
 
Viennent ensuite leur compatriotes de Circle Takes The Square. Le groupe de screamo connait un certain succès depuis son premier album en 2004. Huit ans plus tard, on les retrouve ici pour la promotion de leur nouvel EP, Rites of Initiation, qui marque le premier chapitre du futur album qui promet d’être épique : Decompositions, Volume I.
Après un début qui manquait un peu de conviction, le groupe prend son rythme de croisière avec des compositions au structures progressives. N’étant pas un grand fan du genre, je dois reconnaître que les changements multiples de riffs toutes les trente secondes n’ont pas réussi à captiver mon attention. Cependant, le chanteur/guitariste, avec ses faux airs de Daniel Radcliff, si celui-ci était devenu un metalhead, communique assez avec le publique; et le trio semble fort sympathique, parvenant finalement à conquérir l’audience.
 
Enfin, arrive le groupe tant attendu : Kylesa. Venu de Georgie, le berceau de la nouvelle scene sludge metal, le groupe est ce qui est arrivé de mieux au genre depuis Mastodon. Le quintet développe un rock massif mélangeant aussi bien le punk, le psychédélisme, ou le heavy metal.
Philip Cope (chant, guitare) ouvre le set avec son theremin avant d’être rejoint par ses camarades. La puissance massive dégagée est impressionnante. Tandis que Cope hurle ses textes, la séduisante Laura Pleasants verse ses riffs en tapping. La section rythmique résonne comme une charge de l’armée des ténèbres, appuyé par la basse torturée d’ Eric Hernandez.
De « Unknown Awareness » à « Cheating Synergy », en passant par « Don’t Look Back », les compositions enveloppent l’audience dans une sorte de transe où certains se mettent à pogoter dans tous les sens, tandis que les autres hoches de la tête violemment. Kylesa, tel une tornade, emporte la salle dans sa spirale électrique pour laisser l’auditeur sens dessus-dessous et comblé.
 
Les personnes ayant fait le déplacement ce dimanche ne regretteront par leur venue. Les prestations de la soirée étaient captivantes. Kylesa a confirmé sa place d’artiste incontournable de la scène métal, alors jetez vous sur leur dernier album, Spiral Shadow, et courez les voir en concert s’ils passent près de chez vous !
 


Crédit Photos : Bruno

The Boxer Rebellion @ La Maroquinerie

Posté le 19 décembre 2011 par Fuckin Princess

The Boxer Rebellion

 

La Maroquinerie se remplit peu à peu et c’est avec une salle à moitié pleine que le concert débute à 20h comme prévu avec en 1ère partie STAL. 3 jeunes français, musique trop électro pour être à mon goût, applaudissement timide du public. Une set-List habituelle de 8-9 titres.

 

Le temps de changer le plateau et à 21H s’installe The Boxer Rebellion. C’est sur le 2ème titre que le public se réveille et l’ambiance ne cessera de monter.
Le groupe alternera des titres qui ont fait danser la Maroquinerie comme « Flashing », ou des morceaux plus doux avec « Locked in the Basement », dans un silence religieux.

 

A tour de rôle Nathan Nicholson et Todd Howe lève leur bière à notre santé, avant de quitter la scène pour un rappel qui débuta avec « Enjoy the silence  » de Depeche Mode (Nathan étant venu accompagné de son ipad déposé à ses pieds, je suppose pour les paroles). Le public les accompagnant sur titre.
La fin du concert est proche, Nathan invite le public à venir les saluer à la fin du show et nous souhaite un joyeux Noël avant de terminer sur « The Gospel of Goro », le groupe se rassemblant autour du batteur pour la partie instrumentale.

 

Un show de 1h30 qui est passé très vite. Le groupe avait l’air heureux d’être là et semblait très à l’aise. En résumé : une ambiance chaleureuse et un public conquis, bref un concert plutôt réussit!

 

Setlist : Step out the car – Semi Automatic – Absentee – Flashing red light means go – Locked in the basement – Caught by the light – Cause for alarm – Spitting fire – Runner – Evacuate – If you run – These walls are thin – Doubt – Flight – No harm – Enjoy the silence – The gospel of Goro Adachi

Crédit photo : Stéphanie Vanou

Coldplay @ Bercy

Posté le 16 décembre 2011 par Ben

Après la sortie de Mylo Xyloto, le nouvel album tant attendu, Coldplay conclut l’année par une tournée dans les grandes salles européennes. Ils étaient mercredi soir dans la ville des lumières pour un concert dans le Palais omnisports de Paris-Bercy.
 
Depuis déjà quelques tournées, Coldplay réussit à transformer ces shows en des événements grandioses où les spectateurs en ont pour leur argent. On se souvient de leur excellente prestation au Parc des Princes avec les Flaming Lips et Bat For Lashes en première partie, où ils avaient distribués gratuitement à chacun leur album live LeftRightLeftRight. Ici encore, le publique s’est vu offert un bracelet électronique qui a suscité la curiosité de la salle avant le début du set.
Après l’entrée du groupe sur le thème de Back To The Future, les bracelets dans l’audience se mettent à scintiller en rythme avec la première chanson de la soirée, « Hurts Like Heaven ». Les lasers fusent de la scène, et on est alors plongé dans une expérience à 360 degrés, comme pris dans un bain de lumières fluorescentes.
A peine le temps de reprendre son souffle que résonne déjà les accords de « Yellow », tandis que des ballons gonflables géants viennent rebondir sur la foule. Le quatuor britannique semble avoir pris bonne note sur leur camarades les Flaming Lips. Pour compléter le tableau, c’est désormais une pluie de confettis qui se déverse sur « In My Place ». Il ne manquait plus que les effets pyrotechniques ! (Peut-être sont-ils conservés pour la prochaine tournée des stades…)

Le groupe fait la part belle à son dernier album, mais également aux plus anciens, en interprétant des titres comme « Shiver » ou « God Put A Smile Upon You Face ».

Chris Martin et sa bande investissent l’avant-scène pour y interpréter quelques morceaux entourés du publique, dont le superbe « Up in Flames ». Comme, c’était à prévoir « Viva La Vida » transporte la salle qui se met à chanter les choeurs à pleins poumons.

Après une courte intermission durant laquelle l’attention de l’audience semble captivée par la présence de Gwyneth Paltrow dans le carré VIP, le groupe revient pour un rappel électrique avec « Clocks », suivi de l’inévitable « Fix You ». C’est le single « Every Teardrop Is A Waterfall » qui viendra conclure cette soirée riche en émotion, et faire bondir la foule.
 
Coldplay s’impose comme les nouveaux maîtres du grand spectacle aux côté d’artistes comme U2, Muse, Roger Waters, ou The Killers. Si vous n’avez pu assister à ce concert, vous pouvez dès aujourd’hui vous jeter sur les places pour leur premier Stade de France en septembre prochain. Vous ne serez pas déçus !
 
Setlist :
Mylo Xyloto / Hurts Like Heaven / Yellow / In My Place / Major Minus / Lost! / Shiver / Violet Hill / God Put A Smile Upon Your Face / The Scientist / Up in Flames / Us Against the World / Politik / Viva La Vida / Charlie Brown / Paradise / Clocks / Fix You / Every Teardrop is a Waterfall
 

Austra @ La Maroquinerie

Posté le 16 décembre 2011 par Ben

Après la sortie acclamée de son premier album Feel It Break, le groupe Austra était hier de retour dans la capitale française pour un concert à la Maroquinerie.
 
Dans une ambiance décidément « arty », les hipsters se pressent dans l’espace confiné de la salle parisienne pour le retour du groupe canadien Austra, après une prestation convaincante lors de la dernière édition du festival Rock en Seine.
Mené par la chanteuse Katie Stelmanis, le sextet s’empare de la scène avec leur look au croisement entre une collection de Vivian Westwood et des costumes mérovingiens. Si leur allure rappelle Bow Wow Wow, leur musique, elle, se rapproche plus de la cold wave de Fever Ray ou Zola Jesus. On y retrouve les même ambiances sombres et poétiques, mais avec un penchant plus affirmé sur l’aspect dansant.

C’est d’ailleurs avec une danse étrange des bras que la jeune Stelmanis électrise la foule, accompagnée par ses deux choristes. Derrière elles, Maya Postepski martèle ses futs, assurant la rythmique aidée de bandes enregistrées et de la basse de Dorian Wolf. Très vite la foule reprend la chorégraphie de la chanteuse, et c’est les mains tendus vers le plafond que tout le monde se met à danser sous des lumières bleutées.

L’ambiance est à son comble quand le groupe entame les premières notes du fameux single « Beat and The Pulse », et lors des envolées upbeat de « Lose It ».

Malgré l’inclusion de nouveaux morceaux, le set ne dépassera cependant pas les 50 minutes. C’est un peu court, lorsqu’on sait que le groupe à encore un certains nombre de titres sous sa manche (cf. l’édition « Deluxe » de l’album). On se satisfera néanmoins de la qualité de la prestation qui était bien au rendez-vous, et dépassait les autres artistes au programme de la soirée (notamment le dénommé O F F Love qui passait de vieilles chansons pop à partir de son laptop en faisant varier la modulation, et en fredonnant des paroles niaises au travers d’Auto-Tune. La dénomination d’artiste pour un tel projet est définitivement « off-limits »).
 
Austra nous a offert une performance élégante, partageant son univers dansant et mystique avec la foule venue en nombre pour l’un des derniers concerts français de la tournée (le groupe se produira demain à Metz) .
 

K’s Choice @ La Cigale

Posté le 14 décembre 2011 par Ben

Le groupe belge, K’s Choice a donné rendez-vous à ces fans français pour une date unique à La Cigale de Paris.
 
C’est seuls accompagnés du pianiste Reinout Swinnen, que Gerth et Sarah Bettens s’emparent de la scène pour un concert intégralement acoustique. Dans une ambiance intimiste, le groupe va nous offrir un set éclectique, mélangeant titres personnels et reprises. La sélection faite par le groupe, si elle n’inclut pas certains des titres les plus populaires (« Not An Addict », « Everything For Free »), se révèle pertinente pour la configuration de la soirée.

On se retrouve comme si on campait avec le groupe au coin du feu. Le trio ouvre sur des titres issus de Echo Mountain, avant de nous conduire vers des territoires encore plus familier avec des titres issus de leurs disques pre-hiatus.

Sarah s’adresse au publique dans la langue de Molière avec aisance et nous annonce la sortie d’un album acoustique, Little Echoes, contenant des versions ré-arrangées, des nouvelles compositions, et des reprises. C’est ensuite avec le fameux « I’m So Excited » des Pointer Sisters qu’elle fait vibrer la foule, réussissant à en conserver le groove par delà l’épuration. On retrouvera également des titres de Radiohead, Split Enz, et une très belle interprétation du « Cannonball » de Damien Rice. Gert prendra le micro pour interpréter « River To The Moon » de son projet solo.

Le groupe touchera la grâce avec la magnifique « If You’re Not Scared » et ses voix mélangées par dessus le riff oriental.
 
K’s Choice nous a offert près de deux heures de concert d’une qualité qu’on est habitué à retrouver chez eux. Leur sympathie et la redécouverte de leur catalogue en version minimaliste en faisait une soirée à ne pas manquer. On espère qu’il repasserons très vite par l’hexagone pour nous faire profiter de leur musique à nouveau.
 
Setlist:
Killing Dragons / Echo Mountain / 16 / Quiet Little Place / Come Live The Life / I Wanna Get Lost / Sister / Someone Just Like You / I’m So Excited (The Pointer Sisters cover) / Now Is Mine / I Will Carry You / (new song) / Cannonball (Damien Rice cover) / If This Isn’t Right / No Surprises (Radiohead cover) / River To The Moon / If You’re Not Scared / Message To My Girl (Neil Finn cover) / Better Than You / Let It Grow / My Heart


Crédit Photos : Stéphanie Vanou

Kids In Glass Houses @ Le Petit Bain (Bring the noise)

Posté le 5 décembre 2011 par Fuckin Princess

kids in glass houses le petit bain
 
La semaine dernière avait lieu au Petit Bain, une toute nouvelle salle de concert sur la Seine, l’une des soirées « Bring the noise » organisée par Oui FM. A l’affiche, Anathema, Lazywall mais surtout les gallois de Kids In Glass Houses dont nous suivons la carrière de très très près.
 
Nous avons pu écouter ce que donnaient en live les nouveaux titres de leur troisième album « In Gold Blood ». Une belle énergie se dégageait du groupe néanmoins, la programmation plutôt métal ne se prêtait pas vraiment au style musical des Kids qui reste malgré tout assez « pop rock » bien que l’on note une ambiance plus acérée et incisive sur leur dernier opus.
 
Résultat un public bien mollasson, un concert assez plat et des KIGH bien trop énervés bref une sauce qui n’arrivait pas vraiment à monter. Bien dommage mais grosse erreur de casting sur cette programmation !
 
Toutefois, nous avons eu droit à notre petit moment privilégié avec le groupe qui nous a offert une nouvelle fois une très jolie session acoustique de deux titres. Stay tuned car ce bonus track sera en ligne cette semaine (vous pouvez quand même regarder et écouter leur précédente session ICI)
 


 
Crédit photo : Laetitia

Lenny Kravitz + Raphael Saadiq @ Bercy

Posté le 2 décembre 2011 par Ben

L’artiste américain, Lenny Kravitz, vient tout juste d’être décoré officier de l’Orde des Arts et des Lettres par notre Ministre de la Culture. Quelques jours plus tôt, il venait conclure son Black and White Europe Tour 2011 dans la capitale française. Startrack Crush ne pouvait manquer un tel évènement.

 

Mardi dernier, le Palais Omnisport de Paris Bercy a vibré au son de la musique soul-rock. Lenny Kravitz a choisi sa ville de résidence pour mettre un terme à sa tournée européenne. Présentant son dernier album, Black and White America, à travers le vieux continent, il était accompagné de Raphael Saadiq, en première partie.

C’est donc rythmé par la soul vintage de Saadiq que le show commence sur les chapeaux de roues. Si l’artiste américain avait troqué son blazer retro pour une tenue plus proche du R’n'B du début des années 90, sa musique reste quant à elle dans l’héritage des grands noms des 60′s, comme Otis Redding ou Smokey Robinson.

Familier du publique français depuis le succès de son troisième album, The Way I See It, il séduit l’audience avec sa bonne humeur, et ses titres efficaces comme « Radio » ou « Stone Rollin’ ». Il n’hésitera pas à reprendre « Black Girl » de Kravitz, accompagné d’une imitation du maître de cérémonie.

Le groupe qui l’accompagne n’est pas en reste. Les choristes enchainent les chorégraphies, rejoint par le clavieriste à l’énergie débordante.

Le set devient une vraie démonstration de joie et de soul-rock dansante. Une excellente entrée en matière pour débuter la soirée.

 

Vient le tour de la tête d’affiche. Lenny Kravitz entre sur scène avec son allure légendaire et démarre sur « Com On Get It », le premier single de son dernier opus. Le titre, suivi par « Always on the Run », donne le ton de la soirée qui sera ouvertement placée sous le signe du rock.

Le show est d’une efficacité redoutable. En parfait hybride d’Hendrix et des Stones, Lenny croise sa guitare avec son fidèle ami Craig Ross. Derrière eux, le groupe balance un groove dynamique et naturel. On retrouve à la basse l’excellente Gail Ann Dorsey qu’on avait déjà pu voir aux côté de David Bowie ou Gwen Stefani.

Lenny Kravitz enchaine les tubes avec brio en piochant parmi les meilleurs de son répertoire. Avec des inclusions plus soul, comme « It Ain’t Over ‘Til It’s Over » ou « Believe », il mesure parfaitement la dynamique de sa setlist. On sera cependant surpris par l’absence de morceaux issus de It Is Time For A Love Revolution; « I’ll Be Waiting » ou « Love Love Love » auraient très bien pu y trouver leur place.

L’euphorie générale éclate lorsque Ross lance le riff culte de « Are You Gonna Go My Way? ». Toute la salle se met à bondir à l’unisson sur ce qui est certainement le meilleur titre rock des années 90.

Après une brève pause, le groupe revient pour le rappelle, interprétant deux titres en acoustique avant de terminer sur un « Let Love Rules » épique sur lequel Lenny prendra un bain de foule, faisant le tour complet de la salle tout en chantant. C’est sur ce dernier message de fraternité que le groupe quitte la scène.

 

Pour son dernier concert de l’année, Lenny Kravitz nous a offert un show magique de 2h, mené tambour battant avec son groupe. Prolongeant l’héritage rock des 70′s, il nous prouve depuis son retour sur le devant de la scène en 2008 qu’il n’a rien perdu de son talent. Et, il promet de nous faire vibrer encore longtemps; déjà un concert supplémentaire est annoncé à Bercy pour le 26 juin 2012. Si vous n’avez pu assister à sa dernière tournée, ne louper pas ce concert qui promet d’être exceptionnel.

 

Setlist :
Come On Get It / Always on the Run / American Woman (The Guess Who cover) / It Ain’t Over ‘Til It’s Over / Mr. Cab Driver / Black And White America / Fields of Joy / Stand By My Woman / Believe / Stand / Rock And Roll Is Dead / Rock Star City Life / Where Are We Runnin’ / Fly Away / Are You Gonna Go My Way / Push (acoustic) / I Belong to You (acoustic) / Let Love Rule

 

Credit Photos : Stephanie Vanou