Catégorie ‘2 – Critiques de skud (album, EP…)’

Coldplay – Mylo Xyloto

Posté le 23 octobre 2011 par Ben

                           

 

Quelques mois après la sortie de l’EP Every Teardrop Is a Waterfall, Coldplay dévoile enfin son nouvel album, Mylo Xyloto.
Suivant le succès planétaire de Viva la Vida or Death and All His Friends, ce cinquième album confirme le goût du quatuor pour les sons toujours plus larges et les ambiances aériennes de Brian Eno.

 

Coldplay propose 11 chansons épiques (plus trois intervalles musicaux), baignant dans des vagues sonores digitales.  Les mélodies scintillent aux travers des nappes fluorescentes, prêtent à emporter les auditeurs du monde entier dans leur danse.
Le premier extrait, « Every Teardrop Is a Waterfall », donne parfaitement le ton de l’album, avec sa rythmique entraînante et ses synthétiseurs grandiloquents. « Charlie Brown » et « Paradise » partagent cette efficacité immédiate qui en font de parfaits titres pour la radio. Le deuxième, cependant, même s’il possède tous les atouts du single à succès, ne semble jamais sortir de son couplet, et l’on attend toujours à ce qu’il décolle, en vain.

« Princess of China », en duo avec Rihanna, est véritablement le coup de maître de l’album. Mélangeant parfaitement les styles de chacun des artistes en une pièce cohérente, la chanson est particulièrement addictive, et la production impressionante.
Si « Major Minus » évoque U2 avec sa guitare gorgée de delay, « Up in Flames » nous berce plus du côté de la pop fragile de Bon Iver. Posée sur une rythmique dans la lignée de Massive Attack, la voix haut perchée de Chris Martin et le piano semblent suspendre le temps dans un instant de grâce : certainement le meilleur titre du groupe depuis « Fix You ».

 

Même si l’on reconnait quelques unes de leurs inspirations, Coldplay s’affranchie, avec ce disque, de ses influences. Alors qu’on retrouvait facilement les références à Arcade Fire et My Bloody Valentine sur Viva la Vida, ou Johnny Cash et Kraftwerk sur XY, ici, la référence majeure du groupe est avant tout lui-même. Mylo Xyloto semble compiler tous les éléments qui ont fait le succès du quatuor anglais. S’assurant ainsi les faveurs du plus grand nombre, on peut reprocher à Coldplay de ne pas s’aventurer vers de nouveaux horizons, mais on peut aussi simplement se ravir que le groupe ait trouvé sa voie dans ce panaché de qualité.

 

Chris Martin peut se rassurer, Mylo Xyloto est un très bel album qui ravira les fans. Coldplay continue de nous offrir des hymnes universelles, et confirme sa place au panthéon du rock aux côté de R.E.M. et U2.

 

Fallen Empires, Snow Patrol – Album

Posté le 18 octobre 2011 par Fuckin Princess

Snow Patrol Fallen Empires

De nouveaux horizons

 

La semaine dernière, dans les locaux des Studios de la Seine, le groupe Snow Patrol présentait à une poignée de journalistes et de bloggeurs triés sur le volet, leur nouvel opus intitulé « Fallen Empires » (sortie le 14 novembre). Quelques titres en acoustique (Called out in the dark, This isn’t everything you are, New York) et une écoute de l’album plus tard, voici nos toutes premières impressions.

 

Pour ce 6ème album, les Snow Patrol ont eu besoin de changer, de se renouveller, de faire façe à l’inexploré et de se mettre en danger afin de faire ressortir le meilleur d’eux même. Ils nous avaient donc promis du renouveau, des explorations musicales et des revirements stylistiques. Et de ce que nous avons entendu, nous pouvons vous dire que c’est plutôt bien réussi.

 

D’autant plus que ces changements viennent agrémenter leurs nouveaux titres avec finesse et délicatesse. Pas question  pour eux de tout casser pour recommencer à zéro mais plutôt de partir de leur expérience passée et de l’enrichir, de la développer, de l’approfondir. Leur envie de son plus électroniques reste assez subtile et délicate avec quelques synthé par ci par là (I’ll never let go, The symphony) et quelques beat plus poussés (The president) même si certains morceaux restent assez surprenant comme le 1er single « Called out in the dark », « Fallen empires » ou « In the end ».

 

En opposition à ce désir plus pop, plus dance, les guitares électriques se font parfois bien plus électrisantes comme pour contrebalancer l’effet dancefloor et l’on peut surprendre au cours d’une mélodie des distorsions plus « agressives » comme sur « This isn’t… ».

 

Toutefois, la véritable évolution de Snow Patrol s’inscrit dans la continuité de leur style « mélancolique ». Le quintet a toujours affectionné les balades douces, nostalgiques et langoureuses et ne déroge pas à la règle avec « Fallen Empires ». Ils vont juste plus loin dans l’exploration et l’exploitation de ce genre. Cette fois les SP font dans le grandiose et le puissant avec tout un tas de morceaux qui prennent aux tripes « New York »,  « The weight of love » mais aussi dans le symphonique « Berlin » (un morceau instrumentale un brin féérique) et le cinématographique « Broken bottles form a star » (une cavalcade de piano qui court vers le bonheur puis se perd dans les limbes et que l’on imaginerait bien en b.o d’un prochain drame à succès).

 

Avec ce nouvel album, les Snow Patrol ont clairement réussi leur pari de s’essayer à de nouveaux horizons musicaux tout en restant dans un style qui leur va si bien. Un joli tour de force qui séduira certainement beaucoup d’entre vous !

 

Infos Bonus : vous pouvez lire notre review de leur EP ICI

 

Tracklist : I’ll never let go – Called out in the dark – The weight of love – This is’nt everything you are – The garden rules – Fallen empires – Berlin – Lifening – New York – In the end – Those distant bells – The symphony – The president – Nroken bottles form a star

Neighborhoods, Blink 182 – Album

Posté le 11 octobre 2011 par Fuckin Princess

blink 182 neighborhoods
 

Blink’s haunted neighborhoods

 

Après s’être séparé pendant quatre longues années, le trio infernal Blink 182 a réussi le tour de force de revenir plus fort que jamais et en grande pompe avec la sortie de leur 6ème opus “Neighborhoods” (huit ans après l’éponyme Blink 182), attendu comme le dernier miracle musical. Alors ont ils rempli leur cahier des charges ? Réponse tout de suite.

 

Il est clair que l’on retrouve sur “Neighborhoods” le son si particulier des trois p’tits californiens. Tempo épileptique typique du son punk, les riffs de guitares secs et rapides et la batterie fougueuse et très très pêchue. Travis in in the place et il vous suffit d’écouter “Natives” ou “Heart’s all gone” pour vous en rendre compte immédiatemment.

 

Les histoires d’amour illusoires “After midnight”, les filles paumées “Even if she falls” et les mecs râtés “Snakecharmer” font toujours partis du paysage social que les Blink dépeignent avec un réalisme froid et parfois cruel. Les fantômes et autres démons de la nuit (déjà abordé avec « I Miss U ») ont également retrouver la place qui leur revient dans ce skud. Ils hantent de plus en plus les âmes de nos trois musiciens et les tracks les uns après les autres de “Ghost on the dancefloor” à “Up all night” en passant par “Heart’s all gone (interlude)”.

 

Mais décidement, le trio a bien grandi. “Neighborhoods” est un album plus sombre, moins fun et moins déluré même si “Wishing well” et ses “lala” ou “Love is dangerous” et ses essais electro essayent de décoincer le tout. Les Blink ont perdu en folie et s’éloignent de leur image de groupe de punk barré. Ils évoluent mais est ce vraiment dans le bon sens?

 

Vibrotrack : After midnight, wishin well

 

Infos Bonus : voir leur clip video ICI et écouter « Neighborhoods » LA

 

Tracklist : Ghost on the dancefloor – Natives – Up all night – After midnight – Snake Charmer – Heart’s all gone Interlude – Heart’s all gone – Whishing well – Kaleidoscope – This is home – MH 4.18.2011 – Love is dangerous – Fighting the gravity – Even if she falls

 
neighborhoods blink 182

Evanescence, Evanescence

Posté le 10 octobre 2011 par Melissa

Le jour tant attendu est enfin arrivé !!! Le 3ème album studio d’Evanescence est enfin disponible !!! L’album de l’année pour moi ! On y retrouve des textes plus personnels que dans les précédents albums. La chanteuse Amy Lee explique le choix de ce titre d’album tout simplement Evanescence par la volonté d’un retour aux sources tout en insufflant un son nouveau au groupe (dont la plupart des membres ont changé depuis l’album The Open Door sorti en 2006).

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L’album débute par l’excellent What You Want, premier single de l’album qui signe le retour en force du groupe ! Vient ensuite Made Of Stone, qui donne le ton qu’aura ce nouvel album, beaucoup plus ROCK !!!

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The Change, un de mes titres préférés de l’album avec un rythme très efficaces, les haaaa… tout au long de la chanson restent en tête, elle ferait un excellent 3ème single selon moi.

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Arrive ensuite My Heart Is Broken, un texte et une musique superbe « My heart is broken,
Sweet sleep, my dark angel, Deliver us from sorrow’s hold, Or from my hard heart. » Déjà annoncé comme le second single, j’ai hâte d’écouter ce titre en live qui promet beaucoup d’émotion.

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The Other Side, un des titres les plus rock est aussi un des premiers que le groupe a révélé ces dernières semaines via des teasers qui nous permettaient de patienter tout en donnant encore plus envie d’en entendre plus.

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Vient ensuite Erase This, où le piano d’Amy introduit la chanson qui monte de plus en plus en puissance. On a là encore un très beau texte « It’s too late to change your mind. Even though this fragile world is tearing apart at the seams. »

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Lost In Paradise incontestablement LA ballade de l’album est peut être aussi une des plus puissantes et touchantes de l’album. On ressent toute l’émotion que le groupe (Amy) a voulu transmettre en écrivant cette chanson.

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Sick est également un titre efficace même s’il ne fait pas partie de mes préférés. Les « Sick of it all » sont très présents dans la chanson qui peut en devenir un peu répétitive…

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L’intro de End Of The Dream, justifie bien que l’on qualifie de métal le groupe, les guitares sont très présentes et rappelle un peu les tubes comme Going Under.

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Dans Oceans, la voix d’Amy Lee se fait plus présente sur les couplets, puis la musique reprend le dessus sur les refrains.

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Avec Never Go Back, un titre inspiré par le tsunami au Japon est le titre le plus fort pour moi, avec un texte poignant « Save yourself, Don’t look back, Tearing us apart until it’s all gone, The only world I’ve ever known sleeps beneath the waves »et un son qui frôle le hard rock.

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On termine avec Swimming Home, titre le plus « innatendu » de l’album. Pour apprécier ce titre, j’ai du l’écouter plusieurs fois. Il reste néanmoins celui que j’aime le moins (même si toutes les chansons de l’album sont belles).

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En conclusion, cet album est à la hauteur de mes espérances. Cela reste du Evanescence tout en amenant un renouveau, ce qu’on pouvait espérer après 5 ans d’attente depuis The Open Door !

En tout cas, le concert unique du 16 Novembre affiche d’ores et déjà complet et j’y serais ! Attendez-vous à un live report !

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Top tracks : The Change – My Heart Is Broken – Never Go Back

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Pour écouter l’album, c’est ICI !

Sound From The Shadow, Skip the Use – EP

Posté le 6 octobre 2011 par Fuckin Princess

Skip the Use Sound from the shadow
 

Définition de “Skip The Use” : groupe complétement déjanté au rock survitaminé formé de Mat Bastard, Yann Stefani, Jay Gimenez, Lio Shivers et Manamax.

 

Les STU, après avoir fait pas mal d’émules sur la scène parisienne, ont réussi le challenge d’attirer l’attention de Polydor et de signer sur le label. Un premier Ep vient tout juste de sortir “Sound from the shadow”.
Un cinq titres à l’univers teinté de rock vintage (très sixties!) et d’ambiances très freak show. Entre le sautillant et foufou “Pil”, l’impression maison d’horreur de “People in the shadow” et le rock’n'rollesque sauvage “Animal”, on retrouve bien le son STU même si l’on aurait aimé plus de folie. Tout comme le choix de la cover “Song 2” qui est décidément beaucoup trop sage et convenu pour un groupe aussi expansif, original et novateur.

Petit bémol mais beaucoup de bonheur de retrouver ce groupe que l’on suit depuis un bout de temps et qui mérite une bonne place dans les ipods de chacun!

 

Infos Bonus : vous pouvez écouter leur EP ICI , voir leur clip video « Give me your life » par LA, le groupe sera en concert le 27 octobre à La Machine du Moulin Rouge!

 

Tracklist : PIL – People in the shadow – Darkness paradise – Animal – Song 2

Called Out In The Dark, Snow Patrol – EP

Posté le 4 octobre 2011 par Fuckin Princess

snow patrol
 

Snow Patrol nous avait promis de la nouveauté et des sons étonnants et bien c’est chose faite avec cet EP “Called out in the dark”. Mais les SP n’ont pas réussi à trancher, entre leur envie d’explorer des territoires musicaux nouveaux et leur excellence à écrire des ballades à fleur de peau impossible de choisir. Ils nous offrent donc un condensé de l’album à suivre “Fallen empires” écartellé entre ambiance electro et acoustique tout en simplicité.

 

Les deux premiers titres “Called out in the dark” et “Fallen empires” se veulent tout en beat electro et en sons synthétiques tout en restant dans la veine mélancolique qui leur va si bien. Pas question de sonner dancefloor ou de planer dans le monde merveilleux des petits poneys. Puis, loin de cette folie électronique, viennent deux autres titres en total contraste. “My brothers” et “I’m ready” sont douceur, nostalgie et profondeur d’âme matinés de violons, de piano et de guitare folk. Du pur SP!

 

“Called out in the dark” est un EP très “ying and yang” qui donne envie d’écouter leur prochain opus! Vivement novembre!

 

Info bonus : Vous pouvez voir leur clip video ICI.

 

Tracklist : Called out in the dark – Fallen empires – My brothers – I’m ready

 
snow patrol-called out in the dark

Symphony Soldier, The Cab

Posté le 3 octobre 2011 par Fuckin Princess

Symphony Soldier the cab
 

Pour faire rêver les filles…

 

Après Whisper war (un excellent opus), le groupe originaire de Las Vegas, The Cab sort un nouvel album intitulé “Symphony soldier”. Le quintet reste donc dans la thématique militaire qu’il a décidé d’étudier sous toutes les coutures et cette fois ci sous l’angle de cupidon.

 

Car même si les boys parlent de guerre, ils parlent surtout en avant tout de l’amour en tant que combat de tous les jours “Endlessly”.
Un combat avec ses défaites “Another me” ou “Lovesick fool” mais aussi ses succès “Intoxicated” ou quand l’amour vous rend complètement accro.
Ils nous racontent comment ils tombent amoureux de la fille qui ne faut pas dans “Bad”, une jolie ballade au guimick de piano très sixties.

 

Mais aussi de comment l’amour peut parfois prendre des accents très religieux “Her love is my religion” et peut parsemer leurs vies de rencontres avec de jolies demoiselles aux longs cils toutes grimées en ange tombé du ciel.

 

Du rock assez symphonique, bien que beaucoup moins qu’Elliot Minor, avec quelques élans pop plus punchy “Animal” et des refrains en “Lala” très rafraichissants et insouciants.

 

Un album dans les tons doux amer avec un titre introductif “Angel with a shootgun” qui résume plutôt bien l’ambiance du skud. Belles mélodies orchestrées avec grandeur : du violon, du piano et des roulements de tambour bref tout ce qu’il faut pour faire chavirer le coeur des plus réticentes!

 

Vibrotrack : Bad – Her love is my religion

 

Infos Bonus : vous pouvez écouter leur album ICI

 

Track list : Angel with a shotgun – Temporary bliss – Bad – Endlessly – Animal – Intoxicated – La la – Her love is my religion – Another me – Grow up and be kids – Lovesick fool – Living louder

Killer Sounds, Hard-Fi

Posté le 30 septembre 2011 par Fuckin Princess

hard-fi-killer-sounds
 

Trip vaudoo avec Hard Fi

 

Comme à leur habitude les albums de Hard Fi se suivent et ne se ressemblent pas! A chaque nouvel opus, une surprise! Après Star of CCTV et son succès radiophonique “Cash machine” et Once Upon The Time in The West et ses mélodies plus sombres mais toutes aussi percutantes comme “Suburbian kinghts”, les voici de retour avec un troisième skud intitulé “Killer Sounds”.
 
Tout de suite mis au parfum avec une cover d’inspiration vaudoo, le quartet annonce la destination de notre voyage musicale quelque part en Louisiane, dans un bayou ou dans un endroit sombres où seules dansent sur vos âmes les ombres et la lumière. Laissez vous guider, laissez vous faire car ça risque de vous plaire!

 

Le sample d’un autre âge, les cuivres et l’atmosphère New Orleans de “Good for nothing” nous confirme le point d’arrivée de notre voyage. Bienvenue dans le trip ensorcellant des Hard Fi. Partagé entre influences nocturnes et cérémonie magiques, le groupe mélange les sons (electro ou rock), les impressions (exotique ou nocturne) et les saveurs. Des chants de chamanes sur “Give it up”, un guimmick bollywoodien sur “Feels good”, des airs vintage 90 sur “Fire in the house”, “Stop” et “Stay alive”.
Mais c’est particulièrement l’univers de la nuit que l’on retrouve dans cet album. Une nuit qui ensorcelle les sens comme le très sexy dirty dark sur “Sweat”. Une voix envoutante voire même un véritable appel à la débauche sur “Bring it on” qui se solde en explosion des sens sur les ondulations dancefloor de “Love song” qui commence comme du Guetta mais qui se termine comme du pur Hard Fi (mon vibrotrack avec un refrain qui reste en tête et ne s’en déloge plus!).
 
Etonnament, l’album se termine avec son titre le plus simple “Killer sounds” sans trop de fioriture, une chanson en apparence (en apparence seulement car il faut écouter attentivement les paroles) légère un brin pop amenée par un duo guitare folk et voix que vient ensuite soutenir un piano et le reste du groupe.

 

Ce nouvel opus est assez déroutant et étonnant. Pas mal de mélange electro et rock, beaucoup d’arrangements plus ou moins étranges et incongrus mais au final le rendu est très convaincant même si je n’adhère pas à tous les styles abordés, cet album a pour avantage d’être assez stupéfiant, réjouissant et d’attiser la curiosité.

 

Vibrotracks : Love song – Killer sounds

 

Info Bonus : Vous pouvez écouter « Killer sounds » ICI! Le groupe sera en concert à La Flèche d’Or en novembre!

 

Tracklist : Good for nothing – Fire in the house – Give it up – Bring it on – Feels good – Stop – Stay alive – Excitement – Love song – Sweat – Killer sounds

Ornette – Crazy

Posté le 28 septembre 2011 par Ben


 
Si vous êtes fan de Feist, Emiliana Torrini, et St. Vincent, il y a de forte chance pour que vous aimiez Ornette !
 
Issu du milieu du jazz français, la jeune femme fait son entrée dans le monde de la pop avec son premier album, Crazy. On note dès la première écoute, la tendance enjouée générale de l’album. Cela n’exclut par pour autant une certaine mélancolie (« The Dawn », « The Lion and the Doll »).

Les arrangements s’ils empruntent beaucoup à la musique jazz ne se formalisent pas uniquement aux codes du genre; des cordes et une boîte à rythmes viendront pointer le bout de leur nez de temps à autre. De même pour les compositions, si la demoiselle a bien assimilé les rudiments de la ‘pop song’, avec des titres courts et efficaces, elle sait faire progresser la structure de ses morceaux pour qu’ils puissent s’épanouir. Il est donc bien dommage (quoique compréhensible vu les choix de programmation des radios françaises) de voir la très conventionnelle chanson « Crazy » promue au rang de premier single, alors que c’est probablement la plus faible de l’album.

La production du disque reste assez sobre et efficace. La direction pop 60′s et  piano-bar fonctionne à merveille sur « Today Is the Day », et l’orchestration tout en retenue de « The Lion and the Doll » est tout simplement superbe. On regrettera que la production ne soit pas aussi réussie sur « Phone Call », titre énergique et dansant, mais sur lequel les instruments ne paraissent jamais vraiment en harmonie.
 
En résumé, le premier album d’Ornette est un disque frais et savoureux, et il ne fait nul doute qu’il sera transposé sur scène avec brio par la jeune artiste et son groupe. Il semblerait que la France ait enfin trouvé sa chanteuse pop de qualité, sans que les maisons de disques aient eu besoin d’aller la chercher à l’autre bout du monde.
 

The Horrible Crowes – Elsie

Posté le 28 septembre 2011 par Ben


 
Brian Fallon est certainement l’un des meilleurs ‘songwriter’ du moment ! Il l’a déjà prouvé sur les trois albums de son groupe, The Gaslight Anthem, et il le confirme à nouveau avec son side-project, The Horrible Crowes.
 
Souhaitant explorer un côté plus sombre dans sa musique, Fallon s’est éclipsé quelques temps de son quatuor pour former The Horrible Crowes avec son ‘guitar tech’, Ian Perkins. Inspiré par les oeuvres de Greg Dulli et Tom Waits, le duo nous livre avec Elsie un album à la hauteur des espérances.

Si les Gaslight Anthem offrent un rock épique, The Horrible Crowes développe un son plus intimiste. La saturation des guitares se fait rare pour laisser plus de place aux notes fantômes qui viennent hanter les chansons de l’album. Fallon murmure ses textes (« Sugar », « I Witnessed a Crime »), comme s’il nous faisait une confidence avec sa voix éraillée, reconnaissable entre mille. Il ne perd pas pour autant sa nature à écrire de véritables hymnes comme sur le premier single, « Behold the Hurricane », ou la ballade « Crush ».

« Mary Ann » est clairement un hommage au blues électrique de Tom Waits, et auraient très bien pu trouver sa place sur un album du maître. Cependant, c’est bien le mysticisme sulfureux de Greg Dulli qui domine les ambiances de l’album. Il nous semble entendre les Afghan Whigs sur « Go Tell Everybody », ou les Twilight Singers sur « Ladykiller » et « Black Betty and the Moon ».

Si ces influences sont une des forces de l’album, elles en sont également l’unique faiblesse. En effet, on se demande parfois si l’essai ne frôle pas l’exercice de style, plus que la spontanéité. Ceci étant dit, égaler l’excellence de telles influences ne fait que prouver le très haut niveau de composition de Brian Fallon.

« Behold the Hurricane » se distingue justement par l’assimilation de toutes ces inspirations. La musique possède le côté épique de The Gaslight Anthem, tout en y associant le côté sombre de The Horrible Crowes.
 
Après avoir prouvé qu’il était le digne héritier de Bruce Springsteen et U2, Brian Fallon dévoile sa face obscure avec The Horrible Crowes.

Elsie est un album d’une mélancolie intense, mais aussi d’une grande élégance. C’est un disque qui grandit en vous à chaque écoute. Un indispensable de cette rentrée 2011 !