Catégorie ‘2 – Critiques de skud (album, EP…)’

+, Ed Sheeran – Critique album

Posté le 3 février 2012 par Fuckin Princess

+ ed sheeran

 

Ed Sheeran est l’une des révélations de ce début d’année. Le jeune musicien qui a booké La Maroquinerie depuis des mois, sort son premier album “+” le 5 mars.
Un opus qui révèle, entre autre, deux petits bijoux (que je me passe en boucle quasiment toute la journée) « The A Team », la ballade des rêves brisés et « Lego House » un morceau sur l’obsession dont le clip a pour guest star Rupert Grint plus connu sous le nom de Ron Weasley dans Harry Potter (à regarder par ICI).

 

Tout au long de ce 12 titres, Ed nous chante l’amour sous toutes ses formes. Pop « UNI », percu et ambiance toute mignonne « Small bump », folk « Kiss me » ou pleine d’une rage désespérée « Give me love » et son outro en choeur, clap et violon et si vous laissez votre player sur lecture vous pourrez même découvrir une ballade « berceuse » cachée.
Mais Ed ne chante pas que les élans du coeur, il chante aussi la mélancolie avec ses notes tristes de piano sur le délicat et simpliste « Wake me up » ou de guitare sèche sur « This » avec un petit goût d’inachevé.
Avec des allures parfois Jason Mrazienne comme sur « Drunk » (clip dispo par LA) ou « You need me.. » avec ses paroles débitées à une vitesse vertigineuse.

 

Seul ombre à ce tableau assez sympathique les morceaux à vocation pop voir même r’n'bisante qui arrivent parfois comme un cheveux sur la soupe. A se demander ce qu’il s’est passé? « Grade 8 », « The city » paraissent complètement hors de propos avec leur beat electronique et leur pop attitude très mainstream. Alors que l’ensemble semble cohérent avec des acoustiques, des instrus simples et des chansons touchantes, que viennent faire ces morceaux calibrés pour NRJ dans un opus aussi personnel ? Une petite erreur de casting sans doute que l’on oublie quand même bien vite. Car le reste de l’album reste totalement poignant et planant.
Ed Sheeran nous offre avec ce premier skud une très jolie prestation qui n’augure que du bon pour l’avenir.

 

Infos Bonus : si vous êtes en mal de titres pour votre playlist spéciale Love, n’hésitez pas à piocher dans cet album vous trouverez certainement votre bonheur!

Kick In The Head, Luthéa Salom – Critique Album

Posté le 23 janvier 2012 par Fuckin Princess

kick in the head luthea salom
 

Nous avons rarement l’occasion de vous parler d’artistes espagnols. Et bien, nous allons tout de suite y remédier avec la talentueuse Luthéa Salom.

 

Luthéa n’est pas une novice puisque ça fait déjà quelques années qu’elle bourlingue entre l’Espagne, le Canadda où elle a grandit et l’Angleterre où sa carrière a véritablement commencé et qu’elle investit la scène pop rock folk internationale notamment en ouvrant les concerts de Norah Jones ou d’Alanis Morissette. Elle a sorti plusieurs albums dont « Out and without » ou encore « Sunbean surrounded by winter » (duquel est extrait sa reprise de « Rebel rebel » de David Bowie dont je vous ai parlé récemment, à écouter ou réécouter ICI) mais c’est aujourd’hui de son dernier opus « Kick in the head » dont je vais vous parler. Un vrai coup de cœur ! Mais peut on expliquer les raisons pour lesquelles votre esprit se met à chavirer lorsque vous écouter un morceau ? Pourquoi je suis tombée sous le charme de cette chanteuse espagnole ? Je vais tenter de vous en expliquer la mécanique insondable…

 

Ce qui fait tout d’abord, le charme de la belle ibère c’est son apparente fragilité. Sa voix douce et calme aux accents enfantins, son chant parfois à la limite de la cassure comme sur « Abstract concept », une ballade folk triste dans la lignée d’un Alanis Morissette. Elle reste tout de même hyper féminine dans son appréhension de la musique et ce n’est pas son titre « 37 kisses » qui prouvera le contraire !
A cela, il faut rajouter sa sincérité. Elle parle d’amour légèrement, tendrement « Blank piece of paper » mais toujours sans fausse pudeur « Sol ». Et toujours avec simplicité. Les arrangements sont réduits au minimum. Tout est acoustique. Une guitare sèche comme fil rouge sauf sur « Tomorrow » où elle est accompagnée d’un ukulélé. Par ci par là une trompette « Signs », un orgue Farfisa ou des percussions pour le moins hétéroclites « Simply simple ».
A première vue, Luthéa Salom pourrait paraître bien sobre, une gentille chanteuse aux jolies mélodies. Mais la jolie ibère est faussement mignonne et cache bien son double jeu. Certains de ces morceaux sentent bon le sunflower et l’été. On imaginerait presque le soleil, une légère brise et un transat sous un arbre « Happy », « Ice Cream… ». Mais, il n’en est rien. Tendez donc l’oreille car sous cette apparente légèreté, Luthéa chante les cœurs brisés et tout un tas de vilains secrets. Intéressant, émoustillant…

 

« Kick in the head » porte bien son nom finalement. Un album surprenant qui vous fera tomber sous le charme de la pop folk acid(ulée) de Luthéa Salom !

 

Infos Bonus : écoutez l’album ICI

Découvrez le talent de la jeune Birdy !

Posté le 11 janvier 2012 par Ben


 
Agée tout juste de 15 ans, Jasmine van den Bogaerde, ou Birdy, fait preuve d’une grande maturité sur son premier album éponyme; aussi bien en ce qui concerne le choix des chansons que leur retranscription.
 
Il s’agit en effet, d’un disque conçu quasi-intégralement de reprises. De Bon Iver, à The National, en passant par The Postal Service, la demoiselle affirme des goûts de qualité. Elle propose des versions épurées de certains des meilleurs titres de ces artistes, menés par sa voix délicate et un grand piano.
On appréciera sa version de « People Help the People » de Cherry Ghost, mais on remarquera surtout sa version du « Terrible Love » de The National, qui dispose d’arrangements plus opulents.
« Without A Word », seule pièce musicale originale du disque, ne fait pas défaut parmis la dizaine d’excellentes compositions des autres artistes.
A noter que le prochain single sera « I’ll Never Forget You », d’un artiste dont je vous ai déjà parlé et que j’apprécie beaucoup, Francis and The Lights.
Certes, l’album n’est pas parfait et fait preuve parfois de monotonie, mais on saluera ce premier essai qui nous fait espérer un bel avenir pour la jeune britannique.
 
Encore inédit en France, le premier album de Birdy est paru en novembre outre-Manche, ainsi que dans quelques autres pays européens, où il connait déjà un vif succès.
Découvrez sans plus attendre ce nouveau talent de la pop, dans le sampler interactif ci-dessous :
 

Psychos Heroes, The Supercopters – Album

Posté le 29 décembre 2011 par Fuckin Princess

 

Parce que c’est bien mignon tous ces groupes propres sur eux. Le profil parfait, la mèche à la bonne place et les derbys dernier cri aux pieds. Mais est ce bien ça l’essence du rock ? Le groupe presque parfait au skud presque parfait ? Et bien, moi je dis non et je mets un bon coup de pied dans la fourmilière de la fashion attitude musicale en vous présentant le groupe The Supercopters.

 

Ces 4 dijonnais ne font pas dans la dentelle et c’est le moins qu’on puisse dire. Leur premier album « Psycho/Heroes » est un 13 titres au son rock garage, dirty, cru, tendance punk. Complètement irrévérencieux, du titre du morceau « Superzero » en passant par le rot d’introduction sur « A shape… » jusqu’au chant parfois arrogant sur « Gatorhead », les Supercopters sont de « vrais » rockeurs. Ils ont même toute la panoplie assortie : la batterie qui tambourine « NRA, « Ronnie go », les bonnes guitares qui déchirent tout « Against all pets », « Electric chair » et la sauvagerie « Lunchtime disco ».

 

A cela, ils ont su rajouter leur touche personnelle, une intro à l’harmonica pour un effet vintage sur « Hippie end », une voix caverneuse « A shape… », des choeurs harmonieux et un style british punk sur « Bats & cuckoos ».

Et s’ils ont l’équipement idéal pour jouer les rockeurs, ils ent ont aussi les défauts. Une absence de renouveau, un ensemble qui reste tout de même assez linéaire et un chant anglais qui reste très frenchy.

 

Mais comme je le disais plus haut, ce sont les imperfections qui font aussi les qualités d’un bon skud et surtout un groupe à taille humaine!

« Psycho/heroes » est une bonne découverte que je conseille à tous les amateurs de musicalement incorrect.

 

Vibro Track : Hippie end – Bats & cuckoos

 
Infos bonus : pour écouter ça se passe par LA
 

Tracklist : Superzero – Against all pets – Hippie End – She drinks gazoline – A shape of the punk to come – Splashback – Lunchtime disco – Bats & cuckoos – Electric chair – Gatorhead -NRA – 6 is 6 – Ronnie go

 

In Gold Blood, Kids In Glass Houses – Album

Posté le 15 décembre 2011 par Fuckin Princess

Kids in glass houses in gold blood
 

En pleine maturation

 

Après “Smart casual” et “Dirt”, les gallois de Kids In Glass Houses are back!!! Ils viennent de sortir un 3ème album intitulé “In gold blood”. Un opus qui confirme l’évolution musicale du groupe de teenage rock vers un rock plus mature et plus brut. Voici en quelques mots, tout ce qu’il faut savoir sur ce skud.

 

C’est tout d’abord, la part belle qui est faite aux guitares qui marque le plus sur cet album et les KIGH les aime surtout brouillées d’interférences “Gold blood”, saturées “Animals” ou bien acérées “ Annie May”. “A god to may devils” est la suite logique entamée par “Youngblood” sur l’album “Dirt”. La batterie a, elle aussi, une place de choix dans cet opus. Elle se fait plus pesante, plus lourde. Ecoutez “Black crush” est le meilleur moyen de vous faire votre propre opinion.

 

Le chant a, lui aussi, évolué. La voix d’Aled se fait plus hargneuse parfois à la limite du cri mais toujours puissante comme sur “Diamond days”. Elle est quelque fois soutenue par des choeurs impossants qui soulèvent avec énergie tout un tas d’ondes positives. Les “nanana” sur “Not in this world” sont d’ailleurs irresistibles et ne sont pas sans rappeler Oasis à leur début.

 

Enfin, la petite touche incongrue de cet album revient à l’apparition des cuivres présents sur plusieurs morceaux “The florist”, “Only the brave die free” ou encore “Fire”. Ils donnent une nouvelle dimension au style des KIGH. Mature? Populaire? Kitch? Profond? Peu importe là n’est pas l’essentiel.

 

Ce qu’il faut retenir de “In gold blood” c’est son envie de maturité, ses mélodies plus graves, son allure animal, sa sensibilté d’écorché et son besoin de rebellion.

 

Les Kids in Glass Houses ont bien grandit, Vive les Kids In Glass houses!

 

Vibrotrack : Not in this world – The florist – Only the brave die free

 

Infos bonus : vous pouvez écouter leur album ICI ou écouter leur session acoustique 2010 ou 2011

 

Tracklist : Gold blood – Teenage wonderland – Diamond days – Not in this world – The florist – Animals – Only the brave die free – Annie May – Fire -Black Crush – A god to many devils

The Jezabels – Prisoner

Posté le 14 décembre 2011 par Ben


 
Le continent océanien nous a offert certains des artistes les plus intéressants de ces dernières années (Kimbra, The Naked and Famous, Ladyhawke, …). Aujourd’hui encore il nous présente un groupe talentueux : The Jezabels !
 
Après plusieurs EPs plus que prometteurs, le groupe de Sydney débarque avec son premier album, Prisoner. La musique du quatuor se trouve au croisement de la pop de Tegan and Sara, et le rock des Yeah Yeah Yeahs.

Avec ce premier album, le groupe nous plonge dans son univers entre le rock du désert et les explorations électroniques. Influencé par Kate Bush, Tori Amos, ou encore le duo Shakespeare’s Sister, le groupe nous gratifie de la même élégance, et surtout, d’une voix cristalline exceptionnelle. Hayley Mary à ce timbre remarquable, maîtrisant aussi bien les envolées lyriques que le chant intimiste.

Les premiers singles du disque, « Endless Summer » et « Trycolour », sont puissants et mélodiques. De parfaites illustrations de ce premier opus ! Mais si on ne devait conserver qu’un seul morceau (bien que le choix serait difficile), « Long Highway » s’imposerait grâce à sa force mélodique envoutante et sa structure subtile. En véritable magicien sonore, le groupe nous  plonge dans un cadre spacieux, infiltré par les nappes de guitares shoegaze, et une batterie tribale.
 
Avec Prisoner, les australiens de The Jezabels confirment les espoirs portés par leur précédentes sorties. Véritable succès de l’autre côté de la planète, c’est un album fin et superbement travaillé qui ravira tous les amateurs de pop entrainante et intelligente.
 

The Black Keys – El Camino

Posté le 7 décembre 2011 par Ben


 
Cela fait déjà dix ans que le duo d’Akron (Ohio) parcours le monde avec son blues-rock vintage; mais il ne connait vraiment la consécration que depuis l’année dernière grâce à l’album Brothers. En quelques jours, le groupe devient le « nouveau » phénomène du rock. Aujourd’hui, il sort El Camino, son septième album.
 
Le nouvel opus des Black Keys reprend la formule imparable des précédents avec leurs riffs de guitares blues et leurs rythmiques entrainante. Il condense quarante minutes de pur rock’n roll à l’ancienne, mettant d’avantage l’accent sur l’énergie que la soul de Brothers.
La voix de Dan Auerbach se rapproche parfois de celle de Jim James (My Morning Jacket) dans les moments les plus lyriques. C’est particulièrement flagrant sur « Sister », qui sonne par moment comme le « Miss You » des Stones.

La production de Danger Mouse est sobre et efficace, comme à l’accoutumé. Chaque élément trouve parfaitement sa place dans l’empilage rythmique. « Lonely Boy », se présente comme un excellent premier single, donnant le  ton à l’ensemble de l’album.
 
El Camino ne cherche pas à développer un nouveau son comme le duo à pu le faire avec son projet rap-rock, Blakroc. Ici, The Black Keys nous offre juste une bonne dose de rock’n roll dont on ne se lasse pas.
 

 

Bon Iver – Bon Iver, Bon Iver (Deluxe Edition)

Posté le 28 novembre 2011 par Ben

 

 

Justin Vernon est devenu en deux albums l’artiste le plus respecté de sa génération. Que ce soit la presse, le publique, ou ses paires (Kanye WestAdele,Peter GabrielElton John, …), tout le monde s’accorde à dire que son projet Bon Iver est une véritable réussite.

 

En 2007, il est révélé au grand publique par son premier album, For Emma, Forever Ago. Il enregistre le disque seul dans une cabane dans le Wisconsin, où il s’est isolé pour recouvrir de la mononucléose dont il est atteint. Pendant trois mois, il va composer une oeuvre atteint par la grace.

 

D’abord sorti en auto-produit, l’album gagne l’attention du monde de la musique et se voit signé sur le label américain Jagjaguwar (Dinosaur Jr, South, Lightning Dust) qui lui offrira une seconde sortie, augmentant ainsi son exposition.

 

Le disque figure dans les Top annuels de nombreuses revues et le milieu artistique s’enthousiasme pour ce nouveau venu. Peter Gabriel enregistre une reprise du titre « Flume » pendant que Bon Iver reprend son « Come Talk To Me » pour un double single. Vernon enregistre aussi un duo avec St.Vincent pour la bande originale du deuxième volet de la saga Twilight.

Kanye West l’invitera a participer sur plusieurs morceaux de son album My Beautiful Dark Twisted Fantasy, ainsi que sur son projet avec Jay-ZWath The Thrones.

 

Avec son deuxième album, paru au début de l’été, Bon Iver confirme son talent. Après l’intimité puriste du premier opus, Vernon enrichie ses titres d’arrangements somptueux, joués par une multitude de musiciens de studio. De la rythmique martial de « Perth », aux nappes ambiantes de « Calgary », il faut près d’une dizaine de musiciens pour reproduire les titres en live.
Avec Bon Iver, Bon Iver, Justin Vernon nous enveloppe dans des mélodies magiques et envoutantes. Les chansons plongeant les unes dans les autres expriment les émotions sincères de l’auteur avec finesse et délicatesse, pour nous entrainer jusqu’à la pop vintage de « Beth/Rest », avec son clavier à la manière de Bruce Hornsby. Un disque incontournable !

 

L’album se voit aujourd’hui réédité, a peine quelques mois après sa sortie originale, dans une version incluant un DVD de courts-métrages illustrants chaque morceau. Un « must have » pour ces fêtes de fin d’année.

 


It Can Hurt, Cruskin – Album

Posté le 27 octobre 2011 par Fuckin Princess

Cruskin s’en va en guerre !

 

Ils sont mon coup de coeur frenchy du moment! Le groupe Cruskin, que je vous ai déjà présenté via leur clip video « Carry on » (à voir ou à revoir ICI), vient tout juste de sortir leur premier album « It can hurt ». Un condensé de pop punk à la sauce paramorienne, un pur délice!

 

Le quartet part donc à la conquête de son public comme s’il partait en guerre sur les airs de « Be brave and never look back » et de « War ». Prêt à conquérir toutes les âmes qui croiseront leur passage et à assiéger toutes les salles de leur périple musical.

Et si les Cruskin vont vous séduire avec des rythmes de batterie punk « Let’s play the game», des guitares mélomanes et des ambiances émo « This choice you’ve made», ils ont aussi d’autres cordes à leur arc! Des morceaux chantés par un duo féminin masculin comme « This is what I am ». Tout un tas d’instruments ajoutés avec subtilité par ci par là , du piano sur « Carry on », des nappes de violon sur « Men are all the same » et tintements féérique sur « Agony ». Et surtout des choeurs puissants qui vont vous embraser et vous donneront envie de chanter de concert comme sur le majestueux « Disaster ».

 

Avec un plan d’attaque aussi bien préparé (des morceaux pensés, travaillés et bien produits) et une force de frappe aussi déterminée, il y a fort à parier que les Cruskin vont gagner plus d’une bataille !

 

Vibro Track : Don’t wake me up – Carry on

 

Tracklist : Be brave and never look back – War -Disaster – Let’s play the game – This choice you’ve made – Don’t wake me up – Carry on – Revelation – Relapse – This is what I am

 

Infos bonus : Vous pouvez écouter leur album ICI

 

cruskin

Mastodon – The Hunter

Posté le 24 octobre 2011 par Ben

 

 
On avait laissé Mastodon, l’année dernière, avec un CD/DVD live, il nous revient aujourd’hui avec un nouvel album, The Hunter.
 
Qu’on se le dise, Mastodon est le meilleur groupe de la scène métal actuelle. Avec ce cinquième opus, il frappe encore plus fort que les précédents, avec une nouvelle approche. Ici, aucun concept ne se cache derrière The Hunter; les titres sont indépendants les uns des autres. Ils sont aussi plus courts, n’excédant jamais la marque des 6 minutes. Cela offre un disque plus accessible qui saura séduire les non-initiés. Les fans ne seront pas déçus de ces changements pour autant tant la qualité des compositions dépasse les attentes. Impossible de ne pas vibrer sur les riffs de « Curl of the Burl », « Octopus Has No Friends », ou « Bedazzeled Fingernails ». L’ensemble sonne comme un album de Led Zepplin sous testostérone. On retrouve tous les éléments qui font le succès de Mastodon, du rock progressif psychédélique et envoutant (« The Sparrow »), à la furie du hardcore (« Blasteroid »).
Produit par Mike Elizondo (Jay-Z, Maroon 5, Avenged Sevenfold, Switchfoot), The Hunter est une véritable preuve de force. Tous les membres ont participés à son écriture. Le batteur, Brann Dailor, se retrouve même à chanter un titre en intégralité (« Creature Lives »). Si le chant a toujours était la faiblesse du groupe, on note ici une nette amélioration, même si la présence de Scott Kelly de Neurosis sur « Spectrelight » nous donne un aperçu du chemin qui leur reste à parcourir à ce niveau.
 
The Hunter est l’un des meilleurs albums de cette rentrée. Les non-initiés découvriront avec plaisir ce groupe, tandis que les fans se raviront de voir que Mastodon est définitivement ce qui se fait de mieux en métal aujourd’hui !