Live report HUSHPUPPIES
Posté le 18 novembre 2008 par« Tiens, quelqu’un m’a laissé un message. »
Je pianote le numéro de mon répondeur « Vous avez un nouveau message. Aujourd’hui jeudi 6 novembre à 15h45. Bonjour, C’est Rémy, le manageur des Hushpuppies. Vous pouvez venir faire une interview du groupe demain en fin d’après midi. Je vous mets aussi sur la guest list pour le concert à la Maroquinerie. Rappelez moi pour me dire si c’est ok pour vous »
Et là, je tombe de ma chaise. Gros bleu assuré sur la fesse droite mais ce n’est pas grave après ce que je viens d’entendre.
Les Hushpuppies !!!!! Pincez moi je rêve ! Ca fait une éternité que nous voulons les interviewer et notre rêve va enfin devenir réalité !!! Bien sur que nous sommes opé ! Super opé même !
C’est un petit peu stressée mais sereine que nous nous rendons, le lendemain, à la Maro (pour les intimes). Nous leur avons concocté une interview assez spéciale et vraiment fun car ils ont la réputation d’être des petits rigolos (on croise les doigts pour que ce soit vrai sinon ça va être la cata).
Nous n’allons pas être déçue par leur sens du jeu. Amandine se retient de rire derrière la caméra, Stéphanie (l’ingé son) est écarlate et Laetitia ne trouve plus ses mots et bafouille toutes les deux phrases. Ils essaient tous les accessoires, se mettent scène et, entre deux phrases sérieuses, racontent carrément n’importe quoi. Comment rester concentré dans de telles conditions ? En même temps, nous l’avons bien cherché et pour notre plus grand plaisir. Notre jeu a marché à 300%. Nous leur décernons la Palme Crush du groupe le plus drôle !
Après s’être autant amusés, nous attendons le concert avec impatience. Leur entrée sur scène se fait sur l’intro de leur dernière chanson « Down, down, down ».
Ils sont habillés en costard noir et blanc pour Guillaume, Franck et Wilfried, marron pour Cyrille et entièrement blanc pour Olivier surnommé aussi « La diva ». Mais c’est sur « Lost Organ » que le concert débute vraiment. Et ça commence fort car ils enchaînent avec « Moloko sound club» et « You’re gonna say yeah ! ».
Les premiers rangs sont particulièrement déchaînés. Tandis que les filles essayent d’attraper Olivier, un jeune homme profite de la cohue pour le toucher et lui caresser les cheveux dès qu’il en a l’occasion. Le public aime les Hushpuppies et ces derniers lui rendent bien en lui déclarant son amour avec la chanson « You and me ».
L’ambiance commence à monter d’un cran. Le groupe se lâche de plus en plus. Olivier effectue des pas de danse épileptique, Cyrille tombe la cravate, Wilfried et Olivier s’affrontent dans un face à face de claviers et le public ne cesse de taper dans ses mains, de pogoter ou de rattraper Olivier qui apparemment aime bien se jeter dans la foule. Il y a une vraie complicité entre lui et son public. Mais Guillaume a aussi les faveurs d’une partie la salle avec un petit groupe d’irréductibles qui scande son nom entre deux morceaux.
Le set continue avec « A trip to vienna » qui nous amène en ballade au pays des vrais rockeurs, ceux qui jouent de la guitare comme ils boivent de la bière et qui chantent autant qu’il pleut. Tandis que « Down, down, down » nous apporte une note plus mélancolique et un peu plus sobre.
Le concert se finit en apothéose sur leur tube « Bad taste and gold on the doors/ I want my Kate Moss » Olivier se jette à nouveau dans la foule suivit par Wilfried.
Tout le monde est en transe et applaudit. Le groupe se donne à fond et transpire à grosses gouttes. Le public en veut encore. Les 4 musiciens jouent à perdre haleine.
Le public et le groupe sont en pleine osmose.
Je crois, Mesdames et Messieurs, que nous avons assisté à une osmose musicale.











