31
OCT.

spark gap divan du mondeCela faisait un petit moment que nous n’avions pas croisé la route des Spark Gap. Nous vous parlons régulièrement d’eux dans nos pages mais notre dernière interview remontait déjà à quelques années (le temps passe trop vite!). Il était temps de remédier à ce petit manquement en allant tailler le bout de gras avec le trio un peu avant leur concert parisien au Divan du Monde.

 

Startrack Crush : Après avoir sorti « The boys from Alaska », être devenu un trio suite au départ de votre guitariste Alex, comment s’est passée la période d’écriture de votre dernier EP « Fearology »?
Fred : On a composé pendant presque un an tous les trois pour en arriver à cet EP. Ce qu’il faut savoir sur « Fearology » c’est qu’il a été Homemade et qu’il a aussi été une nouvelle expérience. Une nouvelle expérience par rapport à notre nouvelle formation à trois. C’était différent dans la compo, dans la façon d’enregistrer les arrangements et compagnie. Ca a vraiment tout changé. Avant nous étions beaucoup sur la pré prod à l’ordinateur et là on a tout fait à l’humain, en répet’. Ca donne une énergie que nous n’avions pas avant et que tu retrouves autant sur le cd que sur scène.

 

STC : Et l’enregistrement alors?
Fred : Il a été super roots.
Julien : Oh non pas vraiment quand même. Avec les contacts et l’expérience que nous avions, on a réussi à faire ça nous-même et on a aussi eu la chance d’être accompagné par Ronan qui est notre ingé son depuis toujours, il a apporté un plus énorme. On a réussi à se démerder tous les 4.
Fred : Oui mais ça ne n’est que la partie production parce que tout ce qui est enregistrement, mixage, on l’a fait à la maison, notamment dans ma piaule. Tout ça en fait tu peux le retrouver sur les vidéos que l’on a publié (ndlr : leur chaîne Youtube). Il y a plein d’épisodes sur « comment on l’a fait », « comment ça s’est passé »…

 

STC : Ensuite, il s’est passé quoi après l’écriture et l’enregistrement ?
Fred : « Fearology » a un côté très intimiste aussi bien dans la composition que dans l’enregistrement mais pour la mise en production, c’est là que ça a été assez énorme pour nous, on a fait un crowdfunding via Ulule.
Max : Car on peut essayer de faire un album de sa poche pour l’enregistrement etc mais il y a des frais annexes comme le pressage, la SDRM, et on s’est vite retrouvé avec un problème d’argent. C’est à ce moment là qu’on s’est dit pourquoi pas faire Ulule. Et là je n’ai pas été surpris, j’ai été choqué par le succès que ça a pu avoir.

 

STC : Donc il n’y avait pas que vos potes sur Ulule.
Max : Même pas!
Fred : Il y avait une carte du monde pour situer géographiquement les gens qui investissaient dans notre album, il n’y pas eu que Paris et l’Ile de France, il y a eu des gens d’un peu partout qui ont participé à la réalisation de ce projet. Et ça, ça nous a choqué. On voulait utiliser cet argent pour le pressage et en fait on a eu 210% de ce que l’on avait demandé.
Max : Plus du double!
Fred : D’ailleurs merci à Oui FM, d’avoir énormément participé à la diffusion de cette info. On avait presque atteint ce que nous souhaitions mais après la diffusion on a eu un pic d’aides et ça nous a réellement cloué le bec!

 

STC : Du coup vous avez fait quoi de tout cet argent?
Max : On a tout claqué en coke et en p*tes.
Fred : En fait on a fait un meilleur package.
Max : On a aussi eu des imprévus dont la SDRM, le pressage qui est excessivement cher parce que les usines ne fabriquent que des minimums de commande, bref on s’est retrouvé avec des frais qu’on avait pas prévu. En tout cas, ça nous a carrément aidé du coup l’argent qu’on a eu en trop a quand même été dépensé.
Julien : On a pu faire aussi quelques autocollants en plus.
Fred : Toutes les personnes qui ont participé à ce crowdfunding, on aussi pu avoir des compensations.
Max : Oui on n’avait pas envie que les gens mettent juste de l’argent sans rien derrière, on s’est dit que ça ne coutait rien de leur envoyé l’album car c’était aussi leur album.

 

STC : C’est important pour vous d’entretenir une relation avec tout ces gens qui vous suivent et qui vous ont aidé.
Fred : Oui car c’est leur EP aussi.
Julien : Le jour où l’on a vu que ça marchait, ça nous a fait chaud au coeur. C’était incroyable.
Max : Je ne m’attendais pas à ce que les gens mettent de l’argent, à ce que les gens mettent autant d’argent.

 

STC : En plus les gens n’avaient rien entendu si? Vous aviez mis une maquette sur Ulule?
Fred : On n’avait mis quelques petits extraits mais c’était vraiment très léger.
Max : C’est ça qui est incroyable, ils nous ont fait confiance un peu aveuglément. C’est mortel.

 

STC : Après tout ce que vous venez de me dire, je comprends pourquoi cet EP est si différent de l’album qui était plus innocent, naïf, un peu foufou et celui là qui est mature, sérieux, un peu plus sombre.
Fred : Tu as à peu près annoncé tous les points qu’on voulait mettre en avant.
Max : Moi j’estime qu’un bon groupe, ce n’est pas un groupe qui va faire tout le temps la même chose mais un groupe qui va essayer de s’adapter, qui va changer. On n’écoute beaucoup de musique, on n’écoute plus ce que nous écoutions il y a quelques années et nos influences changent et nos envies aussi. Après ce qui est difficile c’est d’êtres tous sur la même longueur d’onde mais ça va, on l’est à peu près. C’est ça qui est important, d’avoir quelque chose de cohérent, d’homogène et surtout de faire ce que l’on a envie. Voilà faire deux fois le même album ça ne sert à rien.

 

STC : Quelle a été la réaction des gens qui vous suivent depuis le début à l’écoute de « Fearology »?
Fred : C’est assez surprenant mais plutôt bonne. Les gens qui nous suivent depuis « The boys from Alsaka » viennent du même univers musical que nous et que cela va avec un âge. On évolue tous, ce qui est surprenant, c’est que de façon assez naturelle le style que l’on a adopté était le style qu’avait adopté également ceux qui nous suivent. Ils ont été très agréablement surpris.
Max : Moi j’ai des gens qui quand même m’ont dit qu’ils préféraient « The Boys from Alaska » mais ça ne me vexe pas. On a changé mais ça peut ne pas plaire. En tout cas ça veut dire qu’on a vraiment changé. Mais la plupart de temps les gens préfère « Fearology ».
Julien : Il a été mieux accueilli celui là que « The Boys from Alaska ».
Fred : Étonnamment, on a touché plus large avec cet EP là qu’avec « The boys from Alaska ».
Max : On a eu plus de succès avec celui-là alors qu’en investissement et en dépense, il nous a couté 5 fois moins cher.

 

STC : Du coup bonne promo alors? D’ailleurs vous avez fait OuiFM non? Ils vous aiment bien!
Max : Oui d’ailleurs on fait une bise à Aurélie parce qu’elle nous soutient et qu’elle n’est pas obligée de le faire. Bring The Noise, ils nous soutiennent grave, on peut que leur dire Merci!

 

STC : Ca fait un petit moment que vous êtes un groupe maintenant, quelle a été la meilleure chose que vous ayez vécu jusqu’à présent?
Max : Pour moi c’est la date avec Sum 41.

 

STC : Vous avez pu les rencontrer? Parler avec eux? Car nous les avons interviewé et ils ont été très…discrets.
Fred : On a pu les rencontré, on a vite fait parlé avec eux.
Max : Ils ont regardé notre concert. Ils sont venus nous voir après et ils nous ont fait « Great show guys » et là je me suis dit cool, cette journée est super sympa.
Fred : Il faut savoir que c’est un groupe avec lequel on a grandi.
Max : C’est un groupe avec lequel j’ai appris à jouer, on a fait des concerts en faisant des reprises de leurs titres. Moi je n’en serais pas là si je n’avais pas découvert ce groupe là aussi. Et le fait de jouer avec eux tu te dis que c’est un accomplissement, qu’il se passe un truc quoi !
Julien : C’est un rêve de gamin. Moi j’ai même eu un laps de temps très court pendant lequel je me suis dit « qu’est-ce que je fais maintenant? J’arrête la musique? »
Max : C’est vrai que c’est un super souvenir.

 

STC : Il y a un autre groupe avec lequel vous aimeriez partager la scène?
Julien : Il y en a pas mal. Les Foo Fighters.
Fred : Ah ouais, les Foo Fighters ce serait pas mal.
Max : Il y a des groupes avec lesquels on a encore envie de partager la scène, ce sont nos copains de The Butcher’s Rodeo, de Full Throttle Baby, on a passé trop de bons moments.
Fred : Le plateau marche vraiment bien. C’est rock’n’roll mais dans des styles différents.

 

STC : Que va-t-il se passer après cet EP? Un album?
Fred : Pour ne pas se mouiller, on parle du prochain opus.
Max : C’est vrai qu’on y pense déjà parce que l’actualité d’un EP est forcément un peu plus courte. Il faut donc vite rebondir.
Fred : On est vraiment en pleine compo.
Max : Mais on verra ce que ça donne si c’est Ep ou si c’est album pour l’instant tout se passe bien, on se laisse porter.
Julien : Enfin, personnellement j’aimerai vraiment qu’on trouve un tourneur car c’est ce qui nous manque cruellement.
Fred : On est musicien avant tout et c’est vrai que de se prendre la tête à appeler, passer des coups de fil, trouver des dates, essuyer des refus, tout ça c’est un vrai boulot.

 

STC : Bon pour finir, j’ai une tête de loup remplie de questions idiotes et glauques sur le thème d’Halloween. Vous devez piocher un petit papier et répondre à la question.
Julien : J’ai eu « Quelle est ta plus grande peur? » Ma plus grande peur c’est de mourir. Ca me hante, j’ai vraiment peur de mourir. On vit tellement de choses incroyables que je ne veux pas que ça s’arrête comme ça. Il y a des fois, je suis vraiment pas bien, bon j’ai des phases, ça dépend des périodes. J’essaye de ne pas trop y penser non plus.
Max : « Une mort parfaite? » Déjà ce serait une mort pas seul. J’aimerai embarqué tout le monde! Non mais sur scène ce serait sympa ou en baisant, mais du coup tous les deux même temps. Ou une mort glorieuse comme les chevaliers comme dans le « Seigneur des anneaux », quelque chose d’épique et surtout pas seul. Pas forcément que les gens meurent avec moi, mais que je ne sois pas seul quand je mourrais.
Fred : Moi ma question est « Quelle est la chose la plus horrible qui te soit arrivée? » Je n’ai pas eu une vie très traumatisante, j’ai eu de la chance. Et bizarrement ce que j’ai pensé tout de suite en lisant la question c’est à une rupture. Voilà c’est d’avoir déchanté de la gente féminine suite à une rupture.
Max : Bon ben voilà tu as flingué l’ambiance avec tes questions (rires collectifs)

 

Sur ces bonnes paroles, MERCI au Spark Gap d’être si accessible, sympa, fun et de bonne humeur, on a quand même vraiment bien rigolé lors de cette interview. On vous adore, je vous adore!! N’hésitez pas à suivre, à écouter et à aller voir les Spark Gap en concert car ils valent vraiment le coup!

29
OCT.

purple band

De nouveaux arrivants sur la scène pop punk internationale le groupe Purple. Composé de Taylor (guitare/chant), Hanna (batterie/chant qui a des petits airs de Lily Allen à ses débuts) et Joe (basse), ils viennent du Texas et sortent fin novembre un premier album intitulé « 409 ».

 

En attendant la sortie du skud, ils nous proposent « Target », un morceau plein de punch, décalé et inconvenant à souhait! On surkiffe!

 

28
OCT.

onerepublic Crédit photo : Chloe Aftel

Après avoir fait chauffer toutes les petites et moyennes salles de Paris, le Nouveau Casino, le Trabendo, le Trianon, le groupe OneRepublic passe à l’étape suivante avec le ZENITH et pourquoi pas peut-être un jour un Bercy (qu’ils ont fait en première partie de Bon Jovi il y a quelques années et lors duquel nous avions pu les interviewer). Mais concentrons-nous sur cette soirée au Zenith dont la première partie est assurée par le groupe Kongos.

 

Le quatuor sud africain qui casse la baraque avec son titre « Come with me now », nous fait une prestation timide mais virile tout en poils et testostérone. Leur musique aux sonorités parfois un peu « reggae » ne ravi pas tout le monde mais l’ambiance est malgré tout chaleureuse.

 

A l’heure presque à la seconde près, les OneRepublic débarquent sur scène sur « Dont’ look down » à 21h derrière un grand rideau blanc qui cache toute la scène comme lors de leur dernier concert au Trianon. Ils jouent toute la première partie de la chanson « Light it up » et « à l’abri derrière leur drap jouant ainsi avec les lumières et les effets en ombres chinoises puis le rideau tombe enfin sous les applaudissements du public.

 

Quasiment tous les titres du show font l’objet d’une mise en scène qui parfois pèse un peu sur le déroulement du concert et fait retomber l’excitation du public. Une vidéo d’une chorale d’enfants introduit « All the right moves », une autre d’un film en noir et blanc sur la chanson « Praise you » annonce l’installation d’une petite scène au centre de la fosse en mode « boeuf à la maison » qui sert de décors à « Apologize », « Good life » et « Budapest » (George Ezra Cover), une autre vidéo ouvre la chanson « Come home » et parfois de longues intro instrumentales.

 

Malgré tout le groupe nous joue plusieurs morceaux qui ravissent nos oreilles comme « Stop and stare » (un de mes titres préférés) ou « Secrets » ou bien qui mettent le feu au Zenith « Something I need », « Counting stars », « Feel again » et « I lived » qui achève la première partie du concert.

 

Le groupe revient sous une jolie marée de ballons colorés qui apparaissent dans la fosse juste avant le rappel. Un peu de douceur avec « Love runs out » et la reprise du titre de Louis Armstrong « What a wonderful world » avant de tout exploser avec leur titre taillé pour les dancefloors « If I lose myself ».

 

Setlist : Don’t look down – Light it up – Secrets – All the right moves – What you wanted – Stop and stare – Something I need – Apologize – Good life – Budapest (George Ezra Cover) – Come home – Counting stars – Can’t stop – Au revoir – Feel again – I lived / Rappel : Love runs out – What a wonderfull world (Louis Armstrong cover) – If I lose myself

27
OCT.
hollysiz olympiaL’Olympia est une de ces salles mythiques dont rêvent beaucoup d’artistes et ce soir le rêve devient réalité pour la belle Hollysiz aka Cécile Cassel.

 

Cette dernière présente elle-même, la 1ère partie The Buns et nous annonce que ce sont 2 supers nanas, belles et talentueuses qu’elle aime beaucoup. On attend de voir…Car le passage de crème pour présenter des potes, on connait la chanson ! Mais là, tout est vrai ! Elles sont canons et jouent et chantent vraiment bien. Lookées à la mode rockabilly, avec une guitare, une batterie et 2 belles voix : pas besoin de plus pour nous mettre directement dans l’ambiance.

 

Les musiciens d’Hollysiz s’installent ensuite et Cécile arrive sur scène dans une ambiance bleutée assez sombre avec un seul éclairage blanc sur ses yeux du plus bel effet.
Elle nous chante « Come back to me » puis « Better than yesterday », accompagnée de Jullie du groupe The Buns, qui est réarrangé façon souk avec les pas de danse qui vont bien. Hollisiz a une énergie folle sur scène! On a presque l’impression qu’elle s’envole. Il semble qu’elle soit heureuse d’être sur cette scène et se donne à fond.

 

En cours de show, la belle demoiselle nous avoue avoir 2 passions dans la vie : les minis shorts et Daisy Duke de « Sherif fais-moi peur ». On comprend mieux le pourquoi de sa tenue de scène, un mini short rouge et de sa chanson intitulée « Daisy Duke ».
Elle se frotte ensuite au Boss, Bruce Springsteen en reprenant « I’m on fire » entourée de ses guitaristes. Puis se sont les Brigitte qui viennent l’accompagner sur un titre. « Girl in the Corner », une chanson dédiée aux filles qui sont laissées dans un coin entre autres lors des boums. Hollysiz reprend également « Smalltown boy cover » de Jimmy Somerville.

 

hollysiz olympia
Après une courte pause, la belle revient dans la fosse directement pour faire danser et sauter tout l’Olympia sur son nouveau titre « Come back to me ». Avant de quitter la scène, elle tient à rendre hommage à son père (Jean-Pierre Cassel) qui rêvait de monter sur cette scène, elle improvise donc quelques pas de claquette. L’émotion la gagne et on la voit verser quelques larmes. Le show se terminera sur cette touche d’émotion.

 

Texte et crédit photo : Steph Vanou

 

27
OCT.

Ils ne vous sont peut-être pas inconnus, vous avez sûrement déjà entendu une ou deux chansons de ce groupe, qui sait? Aujourd’hui, Startrack Crush met en avant le groupe indie rock britannique One Night Only.

Le groupe se créé en 2003 et ne s’est pas arrêté depuis, même si leur premier single « You And Me » n’est sorti qu’en 2007. One Night Only est composé de cinq amis: George Craig – chanteur, guitariste, Mark Hayton – guitariste, Daniel Parkin – bassiste, Jack Sails – clavier, James Craig – batteur.

S’ils n’ont pas sortis d’album ou de single depuis 2010, ils sont revenus sur le devant de la scène le 16 septembre dernier avec un nouveau morceau, « Get Around To It« , et un album ne devrait pas tarder à sortir.

 

Mais pour découvrir au mieux le groupe, nous vous mettons ci-dessous quelques clips (vous reconnaitrez sûrement une certaine sorcière d’Harry Potter dans le clip « Say You Don’t Want It…)

 

« Say You Don’t Want It »

 

« Can You Fell It » (publicité pour Coca Cola)

 

« Get Around To It »

26
OCT.

Le titre du jour : Budapest
 
La version originale
 
C’est au jeune anglais George Ezra que l’on doit « Budapest »,ce titre qui déferle en ce moment sur nos ondes. Un morceau folk et léger qui apporte un peu de douceur cette rentrée et arrivée de l’hiver.
 

 
La reprise
 
C’est lors du récent concert des OneRepublic au Zénith de Paris que j’ai entendu cette reprise du titre de George Ezra que je vous fais découvrir aujourd’hui. Enjoy!
 

25
OCT.

Après un concert fantastique dans la salle mythique parisienne il y a deux ans, le grand Elvis Costello est de retour à l’Olympia pour un concert solo.

En première partie, c’est Steve Nieve, pianiste de The Attractions (le groupe usuel de Costello) qui nous offre quelques compositions de son album ToGetHer. Après une ouverture sur une magnifique partition de piano, il fait entrer deux de ses collaborateurs, un guitariste et un chanteur. Si le premier semble dans son élément le second l’est un peu moins, comme s’il débarquait à un cours de chant après une journée à la fac. Il chante juste mais sa voix n’a rien de particulièrement remarquable. On commence à se lasser lorsque débarque un invité de choix : le chanteur français Cali. Avec sa voix reconnaissable et ses semblants de timidité, il vient illuminer les derniers titres du set. On se retrouve à nouveau captiver. De quoi nous faire patienter avant l’arrivée de celui pour qui nous sommes tous réunis ce soir.

Après vingt minutes d’entracte, la salle est plongée dans l’obscurité tandis qu’une borne sur laquelle est inscrit « On Air » s’illumine.
Elvis Costello entre en scène, prend une des nombreuses guitares disposées sur scène et se lance dans une interprétation de « 45 ». Le public est tout de suite conquis par l’énergie qui se dégage malgré l’absence d’un groupe pour l’accompagner.
Entre chaque morceaux, il en profite pour nous conter quelques histoires sur l’origine des morceaux ou juste quelques anecdotes folles pour faire rire le publique. Après nous avoir compter qu’il a du d’expier du succès du titre à suivre par une dizaine de Bloody Mary (au lieu des « Je vous salue Marie… »), il se lance dans une superbe interprétation de « Everyday I Write The Book », l’un de ses meilleurs titres à mon sens.
Le voyage au cœur de l’œuvre du compositeur anglais se prolonge avec de nombreuses interprétations de titres plus ou moins connus tels que « Ghost Train, « She », ou une version électrique de « Watching The Detectives ».
Lorsqu’il entonne son classique « Alison » c’est sans microphone qu’il s’époumone devant un public ébahit qui reprend en chœur le refrain avec lui. Costello n’est pas qu’un grand compositeur; il est aussi un excellent chanteur et performer !
Vers la fin, il fera revenir sur scène Steve Nieve afin de l’accompagner sur des titres comme « Oliver’s Army » ou « Almost Blue ». Les rappels se succèdent le public en demandant toujours plus.
Pour le final, les autres artistes de la soirée seront eux aussi invités à remonter sur scène pour interpréter le fameux « (What’s So Funny ’bout) Peace, Love and Understanding ».

Avec ses anecdotes et ses compositions de grande qualité, Elvis Costello nous a offert deux heures et demi d’un show mémorable (bien qu’en dessous de son Revolver Tour: The Spectacular Spinning Songbook). Les fans ressortiront comblés par cette soirée. Costello semble ne plus oublier la capitale française dans ses plannings de tournées, et c’est tant mieux !

Setlist:
45 / Either Side of the Same Town / Veronica / Poison Moon / Watch your step / Ascension Day / Church Underground / Come the Meantimes / Lost on the River #12 / Everyday I Write the Book / The Comedians / Walkin’ My Baby Back Home / Ghost Train / When I Was Cruel #2 / Wave a White Flag / She / Watching the Detectives / Alison / Accidents Will Happen / Shot With His Own Gun / Tender Moment / (I Don’t Want to Go To) Chelsea / Almost Blue / I Want You / The Birds Will Still Be Singing / Jimmie Standing in the Rain / Shipbuilding / Oliver’s Army / (What’s So Funny ’bout) Peace, Love and Understanding