25
OCT.

Pour les dix ans de la division Noisey de Vice, une soirée garage-rock est organisée dans la salle mythique de la Cigale à Paris.
 
Le concert commence tôt… Très tôt même ! Il est vrai que la soirée est supposée attirer une horde de hipsters pubescents mais la salle est désertique quand Bosco Delrey présente son set. Seul avec sa Gibson 335, il lance ses mélodies brèves et dynamiques tandis que sa boîte à rythme bat la mesure. Dans un mauvais franglais (pour mieux mettre l’emphase sur ses influences anglophones), il bredouille quelques mots pour remercier les personnes éparses qui sont venues à l’heure.
Quelques minutes plus tard, après un changement de plateau, c’est Frustration qui monte en scène. Tout d’un coup, la salle se remplie de trentenaires et quarantenaires cherchant à préserver (ou à se faire) une identité cool et rock ‘n’ Roll. Seul le balcon semble décidément n’intéresser qu’une dizaine de personnes.
Le groupe de punk français est précédé d’une bonne réputation quand à ses exploits scéniques.
Musicalement, les compositions sont solides et efficaces avec suffisamment de touches « hors-genre » pour être intéressantes et ne pas tomber dans les clichés. En les écoutant, on pense notamment au groupe Savages dont on se remémore l’excellente prestations pour la soirée du label Pop Noire.
Avec Frustration cependant, on se retrouve visuellement frustré. Peu de choses se passent sur scène, pour ne pas dire rien…
Avec ses faux-airs d’Henry Rollins, Fabrice Gilbert n’a pas la force d’un leader menant ses troupes au combat. Il s’efface presque par rapport au reste du groupe, visitant régulièrement le fond de la scène à l’ombre des projecteurs. Les échanges avec le publique sont quasi-inexistant a l’exception de quelques remerciements ponctuels et sincères. Au lieu que le nom du groupe exprime un sentiment interne qui vient virevolter en mille morceaux lorsque le rideau se lève, il est plutôt le sentiment que l’on ressent après leur prestation. Le groupe a le bagage musical pour offrir de grandes performances mais les cinq parisiens restent coincés statiquement.
La salle est désormais bien remplie lorsque les américains de Black Lips font leur entrée sur scène.
Ils doivent une grande partie de leur succès à Vice qui les a signés sur son label mais qui a aussi relayé la fameuse vidéo de leur prestation dans un bordel de Tijuana au Mexique leur offrant l’étiquette de « groupe dangereux » du jour au lendemain. Leur premier concert français à la Maroquinerie affichait complet et les groupies escaladaient la scène tandis que dans la fosse des corps hystériques surfaient sur la vague formée par la foule.
Aujourd’hui, le groupe a prévu des ballons colorés à leur effigie pour lancer au public ainsi que des rouleaux de papiers toilettes. Dans la foule c’est à nouveau l’hystérie. On ne sait trop que penser… Les gens ne semblent pas spécialement connaître les morceaux. Est-ce que cette folie dans la fosse est produite par les fréquences crachées par les enceintes ou est-ce que le show est juste un prétexte pour les « hipstarisiens »© de se lâcher complètement et se laisser aller aux débordements. Certains balancent de la bière, des crachats, parfois même des bouteilles en verre !
Musicalement, le groupe venu d’Atlanta n’a pas changé. Il mélange son rock garage à un souffle de surf music. Les américains sont plus carrés sur scène lorsque le micro est tenu par le batteur. Les compositions sont plaisantes à écouter, et le groupe apporte du mouvement sur scène. Les titres du premier album rencontrent un franc succès, ceux des suivants ne semblant pas familiers des spectateurs. Cependant, de nombreux problèmes techniques persistants et quelques faux-départs viendront entacher la prestation.
Vers la fin, la scène est envahie par la foule rendant la tâche impossible pour les quatre compères de jouer proprement.
 
L’anniversaire de Noisey nous a offert un moment plaisant de rock garage mené par des groupes réputés et tendances. On sera évidemment déçu par certains comportements lamentables de l’audience, bien loin de l’ambiance qui règne dans les vrais concert du genre.
Au final, on vous recommande d’écouter la musique de Frustration qui se distingue par sa qualité même si sur scène le spectacle n’était pas de la partie. Et si vous souhaitez devenir un hipster parisien accompli, rien de mieux que de dire que vous étiez au concert des Black Lips, le plaisir musical et la décence ne semblent pas être les choses qui importent pour être un membre de cette communauté. Cette concentration de personnes irrespectueuses m’a fait penser à cette réplique du film Plan 9 From Outer Space d’Ed Wood…
 
Setlist:
Sea of Blasphemy / Family Tree / Modern Art / Dirty Hands / Justice After All / O Katrina! / Drive By Buddy / Drugs / Boys in the Wood / Hippie, Hippie, Hoorah (Jacques Dutronc cover) / Noc-A-Homa / Go Out and Get It / Not A Problem / Smiling / Make It / Raw Meat / Bad Kids


Crédit photos : Violaine Victoria

23
OCT.

Il y a quelques jours, Gabe annoncait avec la plus grande tristesse le départ de deux des membres du groupe, Ryland Blackinton et Alex Suarez. Plus d’informations ICI

Malgré la nouvelle, les américains poursuivent leur chemin avec le single Never Been In Love feat Icona Pop et sa promotion. Et aujourd’hui, ils vous proposent de découvrir le clip vidéo, très rythmé !

23
OCT.

bastian baker à la maroquinerieUn lundi soir à La Maroquinerie, il est 20h15 quand Bastian Baker, le jeune Suisse aux sonorités pop folk fait son entrée sur scène couvert d’applaudissements. C’est notre troisième concert de l’artiste et après un premier bon concert, un deuxième un peu moins bon, on attendait beaucoup de ce nouveau show.

Le jeune homme a pris du galon, de l’assurance et de la gouaille. On le sent à l’aise sur scène comme avec son public. Il plaisante beaucoup, interagit et nous demande de bouger, chanter ou encore danser.

Le concert s’ouvre avec « You’re the one » avec un petit souci de micro vite résolu. Puis il avec « Follow the wind », l’entrainant « Colorful hospital » puis « Lucky », le morceau qui l’a révélé au grand public. « Tomorrow may not be better » continue à mettre le feu et sur « Never in your town » il se sent assez à l’aise pour descendre dans la fosse et se balader au milieu des spectateurs.

bastian baker à la maroquinerieRetour au calme. Bastian Baker est seul sur scène et entame « Give me your heart » puis « The fake book song ». Il continue le show en répondant aux demandes des fans et chante tour à tour « One last time », « Song about a priest » ou encore « Come home ». Plutôt sympa comme concept « le concert jukebox ou à la carte »

C’est « Love machine » qui remet le feu aux poudres et plus spécialement le déhanché du ténébreux Bastian. « Kids off the street », « Prime » et « Texas » et ses airs de country américain complète le set jusqu’à l’arrivé de l’inévitable « Hallelujah ».

« I sing for you », son nouveau morceau « Leaving tomorrow » et « Dirty thirty » ferment la marche de ce show de plus de deux heures et qui se termine en beauté avec « Let me breathe ».

Nous ne sommes pas déçus de ce show plus que détonnant. Tous les ingrédients pour passer une bonne soirée étaient présents : bonne humeur, un public au top, des musiciens qui gèrent et un Bastian Baker au sommet de sa forme!

Setlist : You’re the one – Follow the wind – Colorful hospital – Lucky – Tomorrow may not be better – Never in your town – Give me your heart – The fake book song – One last time – Song about a priest – Come home – The road – Love machine – Kids off the street – Prime – Texas – Hallelujah – I sing for you – Leaving tomorrow – Dirty thirty – Let me breathe

bastian baker à la maroquinerie

20
OCT.

Ce soir nous sommes à La Flèche d’Or pour le concert parisien de Gaëlle Buswel, une artiste française de blues/rock/folk.

La première partie est assurée par Alexandre Balduzzi, une très bonne découverte ! Des textes assez provocants et accrocheurs qui parle de sa vision de l’amour le tout sur une bonne musique rock. Le chanteur a  beaucoup de charme et une voix très intéressante. A suivre!

Alexandre BalduzziPuis Gaëlle Buswel entre en scène avec ses musiciens. J’avais vraiment apprécié sa musique sur cd mais en live c’est une autre histoire. La demoiselle a beaucoup de problème de justesse, heureusement que famille et amis sont là pour remplir à moitié la salle qui peine à se remplir.

Gaelle BuswelMusicalement c’est assez correct, mais la mise en scène est carrément à revoir…
Je dois dire que je n’ai malheureusement pas accroché du tout pourtant ce que j’avais pu entendre de l’artiste était prometteur. Dommage. Et vous, si vous étiez qu’en avez-vous penser?

Setlist : The joker – Lingering shadow – Black to blue – Romance trap – Fever – Black delta dirt – Secret door – Somehow – For you – Help – Selfish game – Wild girl – Freedom tonight – The weight – Nobody knows you – Lya – I don’t need nobody – Confessions and lies

Texte et photos : Steph Vanou

Gaelle Buswel

17
OCT.

Elvis-Costello-Olympia
 
Après un passage remarqué en 2012, Elvis Costello sera de retour dans la salle mythique de l’Olympia le lundi 20 octobre pour un concert solo.
Venez découvrir ou re-découvrir ses plus grands succès tels que « Alison » ou « Oliver’s Army ». C’est un show intimiste avec l’une des plus grandes légendes de la musique que l’on vous recommande chaudement de venir partager avec nous.
 
Elvis Costello s’est exprimé dans tous les styles musicaux imaginables, du punk à la new-wave en passant par la country et le jazz. Son dernier album Wise Up Ghost a été enregistré en collaboration avec le fameux groupe de hip hop The Roots, et on ne compte plus ses collaborations avec Paul McCartney, Fall Out Boy, T-Bone Burnett, ou encore Green Day !
 
Un évènement à ne rater sous aucun prétexte !
 

17
OCT.

Foo_Fighters_SomethingfromNothing

 

C’est tout frais, Dave Grohl et ses camarades ont dévoilé leur nouveau single « Something From Nothing » qui figure sur leur nouvel et huitième album de Foo Fighters « Sonic Highways » dont la sortie est prévu pour le 10 Novembre. Elle a été produite à Chicago avec Steve Albini.